Mariée et enceinte à 13 ans, elle décède subitement: «Enn maler inn arivé…»

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La famille de l’adolescente était à cran après avoir pris connaissance de son décès, hier, mercredi 20 juin.

La famille de l’adolescente était à cran après avoir pris connaissance de son décès, hier, mercredi 20 juin.

Son histoire a interpellé plus d’un. Mariée religieusement à 13 ans seulement en janvier, elle s’apprêtait à donner la vie. Elle a fini par perdre la sienne hier, mercredi 20 juin. À qui la faute ?

L’annonce du décès de l’adolescente a été un choc pour toute la famille. La mère de la mineure ne comprend pas comment cela a pu se produire. Sa fille a-t-elle été victime de violence ? «Elle était venue une semaine chez moi et m’avait dit qu’elle avait été battue par son mari. Mais elle est repartie car il est venu la chercher», soutient-elle.

C’est la raison pour laquelle, alors que la belle-famille de sa fille préparait ses funérailles, hier matin, après que son médecin traitant a certifié son décès, elle a objecté. «On craignait qu’il y avait quelque chose de louche», avoue la mère, âgée de 53 ans.

Du côté des proches de l’époux, l’on nie en bloc toute accusation de maltraitance. «Sa tifi-la ti koumadir enn zanfan lakaz isi, nou tou ti kontan li. Zamé li pann gagn baté isi», soutient-on. «Enn maler inn arivé», disent-ils. L’autopsie a vite dissipé les doutes. L’adolescente est décédée de cause naturelle. Ses funérailles ont eu lieu hier soir.

La jeune fille s’était amourachée d’un habitant de Goodlands âgé de 19 ans, alors qu’elle fréquentait toujours l’école. La quinquagénaire ignore comment cela est arrivé. «Je pense qu’elle l’a rencontré à l’école ou sur Facebook. Je la voyais souvent envoyer des messages. Quand je lui demandais à qui elle écrivait, elle me disait que c’était son ami de l’école», explique-t-elle.

Le mariage religieux de la jeune fille a été célébré en janvier. Pourtant, sa famille s’était opposée à cette union. Elle était trop jeune, devait finir l’école, faire des études. La famille a fini par capituler, dit la mère. «Nou inn aksepté nikah parski li ti dir li pou swisid li. Nou ti per li met sa dan so latet.»

Après son mariage, la mineure, qui habitait à Pailles, était partie vivre avec son époux à Goodlands. Elle a, par la suite, abandonné l’école qu’elle fréquentait dans la capitale. «Elle ne voulait pas y aller et s’absentait souvent. Elle devait faire la Form III cette année, mais elle est tombée enceinte», poursuit sa mère, le regard perdu dans le vide.

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