Vente du passeport mauricien: Rezistans ek Alternativ appelle à une «mobilisation nationale»

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Pour Rezistans ek Alternativ, la vente de la citoyenneté remet en question le «fondement même de notre société».

Pour Rezistans ek Alternativ, la vente de la citoyenneté remet en question le «fondement même de notre société».

Pas question de laisser faire. Rezistans ek Alternativ (ReA) organise une assemblée convergente, ce samedi 23 juin, à 15 heures, pour faire barrage à la vente du passeport mauricien et de la citoyenneté. Y sont conviés «activistes de mouvements et organisations sociales, politiques, écologiques et artistiques».

Dans un communiqué signé Ashok Subron et Stefan Gua, le parti de gauche soutient que «la commodification de la citoyenneté est une ligne rouge que la société mauricienne ne peut laisser transgresser». ReA fait ressortir que cela finira pas engendrer deux catégories de citoyens. D’une part, «ceux vivant dans les agglomérations luxueuses barricadées des smart cities ou autres acquisitions privées». Et d’autre part, les autres «de moindre valeur qui se retrouvent de plus en plus exclus».

ReA n’en démord pas : la vente de la citoyenneté et du passeport mauricien créera une dynamique dangereuse qui menace le «fondement même de notre société, de sa souveraineté et de sa démocratie». Dans la foulée, le parti dénonce vivement «la dilapidation du patrimoine foncier et immobilier national» par le biais de villas Integrated Resort Scheme, Real Estate Scheme, Property Development Scheme, etc. 

«Une commission spéciale pour revoir et évaluer l’impact de la politique du business foncier et immobilier, en lien avec l’acquisition du permis de résidence et ultimement de la nationalité mauricienne de 2001 à ce jour.»

Et le fait que l’Economic Development Board (EDB) s’occupe de ce dossier ne trouve nullement grâce aux yeux de ReA. D’autant que cette instance, fait valoir le parti, est composée «majoritairement des membres du secteur privé et du capitalisme étranger». Ce qui fait dire à ReA que «la place qu’occupe l’EDB au sein du Budget de Pravind Jugnauth indique la création d’un État parallèle dirigé par le secteur privé et le capitalisme étranger». 

Le danger est réel, poursuit ReA, que l’arrivée de mafieux entraîne la corruption du système politique et électoral mauricien. Sans compter «des risques élevés de crimes liés au grand banditisme, comme le trafic d’armes». 

C’est pour toutes ces raisons que ReA organise, ce samedi, une assemblée convergente. Trois mesures sont à l’agenda : faire enlever du Finance Bill la vente du passeport mauricien et de la citoyenneté ; mettre fin à la braderie de Maurice ; et la mise sur pied d’«une commission spéciale pour revoir et évaluer l’impact de la politique du business foncier et immobilier, en lien avec l’acquisition du permis de résidence et ultimement de la nationalité mauricienne de 2001 à ce jour».

Cette commission spéciale, ajoute ReA, doit être présidée par une personnalité indépendante. Et composée de parlementaires de tout bord, ainsi que de représentants d’organisations sociales, syndicales et de la société civile. 

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