13 ans de prison pour avoir brûlé son épouse: «Justice n’a pas été rendue à ma fille»

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Avant de mourir, Zarina Goolamgoskhan avait accusé son époux.

Avant de mourir, Zarina Goolamgoskhan avait accusé son époux.

«Je n’accorderai pas mon pardon à cet homme qui a tué ma fille.» Plus d’une semaine après la condamnation de son gendre, Ackbar Goolamgoskhan, à 13 ans de prison, Nazira Eckburally est toujours animée par un sentiment de colère et de révolte. «Treize ans, c’est peu!»

Ackbar Goolamgoskhan, qui avait retenu les services de Me Rama Valayden, avait initialement été accusé d’avoir brûlé vive son épouse, Zarina Goolamgoskhan âgée de 24 ans, en novembre 2013. C’est toutefois sous la charge réduite de coups et blessures sans l’intention de tuer qu’il avait accepté de plaider coupable. Et le jeudi 7 juin, il a été condamné par le juge Benjamin Marie Joseph.

Toute cette affaire remonte au 28 novembre 2013. Zarina Goolamgoskhan avait été brûlée au second degré au visage au cou et sur plusieurs endroits du corps. Dans un premier temps, elle avait déclaré que «mo mari ek moi nou ti pé diskité akoz mo pa amenn kass ek li ti pé fer laraz. Ti éna enn boutey lalkol kouler blan ti gardé akoté latab lakwizin ek sa lalkol-la inn tom lor mwa. Mo dir li lalkol la inn tom lor mwa ek li dir mwa rap zalimet lor mwa…»

Toutefois, peu avant de mourir, elle était revenue sur cette version, affirmant que c’était son mari qui l’aurait aspergée l’alcool avant de craquer une allumette.

Nazira Eckburally confie s’être rendue aux Assises pour le verdict. «J’étais sous le choc en entendant la sentence.» Elle estime que justice n’a pas été rendue à sa fille. «Pour moi, c’est un meurtre, peu importe la charge dont il faisait l’objet. Même s’il a présenté des excuses en Cour et a dit regretter sons geste, je ne lui accorderai jamais le pardon. J’ai déjà perdu ma fille.»

Nazira Eckburally, qui a la charge de son petit-fils de 5 ans, soutient qu’il n’est pas à écarter qu’elle fasse une demande auprès de la Cour pour avoir la garde exclusive de l’enfant. «Le papa sortira de prison dans 13 ans et il a un droit de visite deux fois par mois. Je veux protéger mon petit-enfant de lui et peut-être que je ferai une nouvelle demande pour avoir la garde permanente… Kan li pou grandi li pou koné séki so papa inn fer.»

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