Mondial 2018: Messi, tout ou vraiment rien !

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Lionel Messi vit sûrement sa dernière Coupe du monde, et donc la dernière occasion pour lui de soulever le trophée sûpreme.

Lionel Messi vit sûrement sa dernière Coupe du monde, et donc la dernière occasion pour lui de soulever le trophée sûpreme.

Cinq petits buts en trois participations: si l’Argentin Lionel Messi est entré depuis longtemps dans l’histoire du football, il n’a jamais vraiment brillé dans la reine de ses épreuves, la Coupe du monde, malgré une finale — perdue — en 2014.

Mondial-2006 : un tour de chauffe?

Pas entré en jeu pour le premier match contre la Côte d’Ivoire (2-1, buts d’Hernan Crespo et Javier Saviola), Messi entre en piste à la 75e minute du deuxième match de poule, contre la Serbie. Le score est déjà de 3-0 mais Messi, 18 ans, trouvera le temps d’inscrire un but, le 6e et dernier (88e).

Titulaire pour le troisième match, celui des coiffeurs, il fait match nul contre les Pays-Bas (0-0) et redevient remplaçant contre le Mexique en huitièmes, disputant une prolongation. Il n’entrera pas en jeu lors du quart de finale perdu aux tirs au but contre l’Allemagne (1-1, 4 t.a.b à 2), mais ce premier Mondial et son talent lui ouvrent un futur radieux.

Mondial-2010 : la grande désillusion

À 22 ans, «Leo» a confirmé les espoirs placés en lui avec Barcelone. Il a remporté la Ligue des champions en 2009, déjà la deuxième pour lui puisqu’il était déjà dans l’effectif en 2006, et vient de gagner le premier de ses 5 Ballons d’Or. L’Argentine en est sûre, elle tient là l’héritier de Diego Maradona, le guide qui lui manquait pour un troisième sacre mondial. Et pour doubler les chances de l’Albiceleste, la Fédération a confié les rênes de la sélection à Maradona himself.

Las, La Pulga ne marque aucun but et après avoir survolé sa phase de groupes et étrillé le Mexique en huitièmes (3-1), l’Argentine bute à nouveau sur l’Allemagne en quarts de finale. Et cette fois, le score est humiliant : 4-0. Messi et l’Argentine quittent la compétition la tête basse… Ce qui n’empêchera pas l’Argentin de glaner un deuxième Ballon d’Or la saison suivante, au détriment de ses coéquipiers champions du monde Xavi et Andres Iniesta.

Mondial-2014: si près, si loin

Cette fois, c’est la bonne ? Le Mondial a lieu non loin de l’Argentine, chez le grand rival brésilien, et Messi brille toujours autant avec Barcelone. Le sélectionneur Alejandro Sabella fait tout ce qu’il peut pour le placer dans les meilleures conditions, et cette fois Messi fait le job… Au début au moins.

Il marque lors de chacun des trois matches de poule, dont un but crucial face à la solide sélection iranienne et un doublé contre le Nigeria. Il reste en revanche muet pendant les matches à élimination directe, ce qui n’empêche pas l’Albiceleste de gravir les échelons un à un.

Di Maria marque en huitièmes contre la Suisse, Gonzalo Higuain contre la Belgique en quarts, les Pays-Bas sont écartés aux tirs au but en demie. Mais en finale, Messi retrouve une nouvelle fois son bourreau allemand et, une nouvelle fois, va s’incliner, en prolongation. Cruel pour l’Argentine, qui va en plus perdre deux autres finales, en Copa America contre le Chili en 2015 et 2016.

Présage funeste pour 2018 ?

«On a mérité d’être là»

«Ce n’est pas un miracle d’être ici» à la Coupe du monde pour la petite sélection islandaise, «on a mérité d’y être», a fièrement martelé son entraîneur Heimir Hallgrimsson (photo), hier à la veille du «match le plus important de l’histoire du foot islandais» contre l’Argentine de Lionel Messi (aujourd’hui à 17 heures).

«Ce n’est pas un miracle d’être ici, nous sommes 22e du classement de la Fifa, avons remporté des matches importants, terminé en tête de notre groupe de qualifications… Nous méritons d’être ici, nous ne voyons pas notre présence à la Coupe du monde comme un miracle», a posé le sélectionneur islandais à la veille de disputer la première Coupe du monde de l’histoire de l’Islande, pays de 300 000 habitants.

Son capitaine Aron Gunnarsson, milieu de Cardiff City devenu star lors de l’Euro-2016, a aussi affiché son enthousiasme malgré les incertitudes planant sur sa présence sur le terrain aujourd’hui en raison d’une blessure. «Cela va être un match difficile mais nous n’avons rien à perdre, on se sent bien, dans un esprit positif pour demain

L’Argentine, un des favoris de la Coupe du monde de par son histoire plus qu’en raison de ses derniers résultats, lance sa Coupe du monde cet après-midi à Moscou face à l’Islande, avant d’affronter la Croatie (21 juin) et le Nigeria (26 juin) dans le groupe D.

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