France vs Australie: vent de fraîcheur pour les Bleus

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Didier Deschamps alignera sans doute un des onze les plus juvéniles del’histoire des Bleus au Mondial.

  Didier Deschamps alignera sans doute un des onze les plus juvéniles del’histoire des Bleus au Mondial.  

L’équipe de France entre en lice dans la Coupe du monde, contre la modeste Australie aujourd’hui à Kazan, en sortant sa carte jeune, mélange d’inexpérience et d’insouciance, mais avec la victoire comme impératif.

Remporter les trois points du premier match apporte peu de garanties pour la suite de la compétition, mais ne pas les engranger les réduit d’autant plus. Surtout face à la nation supposée la plus faible de cette poule C, avant d’affronter le Pérou et le Danemark, 11e et 12e au classement Fifa. D’autant plus que les vice-champions d’Europe visent officiellement le dernier carré et que le président Emmanuel Macron leur a donné, vingt ans après celle de 1998, la «deuxième étoile» à décrocher comme oukase. À convertir.

«Mentalement, on va se lever (aujourd’hui) avec cette excitation au fond de nous et cette petite boule au ventre. La matinée va passer très vite, prévient le capitaine Hugo Lloris. On a souvent répété entre nous l’importance du premier match pour bien démarrer la compétition, pour la confiance et pour se donner un élan et une dynamique.» «On va commencer avec beaucoup de détermination et d’enthousiasme, mais aussi avec l’humilité indispensable», a promis Didier Deschamps, rappelant que «sur les quatre dernières Coupes du monde, l’équipe de France ne s’est qualifiée que deux fois pour les 8e de finale (NdlR : 2006 et 2014), ce qui prouve la difficulté de cette compétition».

Le sélectionneur va sans doute aligner un des onze les plus juvéniles de l’histoire des Bleus au Mondial. «Certes, ils sont jeunes, mais ils sont habitués aux grands clubs, aux grandes compétitions», et «ce n’est pas une prise de risque», a-t-il estimé. Le risque doit porter sur l’adversaire. Et «DD» semble pour cela prêt à sacrifier des éléments expérimentés comme Blaise Matuidi et Olivier Giroud, sur l’autel de la vivacité incarnée par Corentin Tolisso et Ousmane Dembélé.

«Coco» épaulerait les habituels N’Golo Kanté et Paul Pogba au milieu, et «Dembouz» viendrait reconstituer le trio qui avait brillé face à l’Italie (3-1 le 1er juin), aux côtés des titulaires indiscutables Antoine Griezmann et Kylian Mbappé. Remis à «100%» après la frayeur causée par le coup à la cheville mardi, la pépite française s’attend à une opposition «rugueuse». Attention à la casse… Derrière, la charnière s’annonce classique, avec Raphaël Varane et Samuel Umtiti, devant Lloris. Dans les couloirs, Benjamin Pavard et Lucas Hernandez (11 sélections à eux deux) tiennent la corde. Djibril Sidibé, coupable sur le but des Américains (1-1 samedi dernier) et victime d’un coup au genou, n’est pas forfait pour le Mondial, mais l’arrière droit devrait logiquement être écarté du premier match. Benjamin Mendy, lui, manque de rythme au bout d’une saison quasiblanche, et une titularisation pourrait entraîner un risque de remplacement en fin de match…

Des kangourous au Tatarstan

Ce match contre les États-Unis a quelque peu entravé la dynamique créée par les deux victoires précédentes contre l’Irlande (2-0) et l’Italie. Mais il a aussi pu mettre à vif les difficultés éprouvées face aux défenses regroupées, comme pourrait l’être l’australienne; les attaquants bleus sont de fait «beaucoup plus performants dans l’attaque rapide que dans l’attaque placée», dixit «DD».

Il ne faudra pas se dégarnir pour autant : le basculement «de la phase offensive à la phase défensive, c’est toujours un peu délicat», avait pointé Deschamps la semaine dernière.

Pas très grave, selon le Franco-Tunisien Fahid Ben Khalfallah, qui évolue depuis quatre ans dans le championnat australien et n’est «pas optimiste» pour les Socceroos, comme il l’a confié : «Ils ont connu beaucoup de soucis : leur sélectionneur (Ange Postecoglou) a démissionné en fin d’année, leur nouvel entraîneur (Bert van Marwijk) s’en va juste après la compétition et l’équipe est un ton en dessous de ce qui se fait au très haut niveau

Les Bleus sont prévenus : au Tatarstan, ils ne doivent pas tomber de haut.

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