Priscilla Bignoux: «Fière d’être la première femme élue au conseil de district de Savanne»

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Priscilla Bignoux veut inspirer d’autres femmes afin qu’elles puissent, elles aussi, occuper des postes à responsabilités.

Priscilla Bignoux veut inspirer d’autres femmes afin qu’elles puissent, elles aussi, occuper des postes à responsabilités.  

Vous êtes la première femme à siéger au conseil de district de Savanne. Qu’est-ce que cela représente?
Être conseillère est déjà un challenge, c’est arriver à montrer aux autres que vous également vous pouvez contribuer au bien-être des 17 villages du district. C’est aussi voir les choses d’une façon beaucoup plus large. C’est une fierté et un grand privilège d’être la première.

J’espère que beaucoup plus de femmes pourront dorénavant oser penser occuper des postes à responsabilités dans les collectivités locales.

Quelles sont vos priorités?
Je compte me battre pour que les femmes aient une voix dans la région. Je souhaite que plus de femmes participent au développement du pays. Sinon, je compte bien mener un combat contre la non-violence et la drogue synthétique. Ce sont deux fléaux qui touchent cette région.

Je compte aussi faire de mon mieux afin d’améliorer les infrastructures sportives et celles destinées aux loisirs dans le district. L’on peut aider beaucoup de gens à travers le sport. Malheureusement, l’on constate un manque d’encadrement et d’activités dans ce domaine. Pour moi, il est primordial de mettre l’humain au centre du développement.

Que comptez-vous faire dans ce combat contre la violence?
Nous sommes actuellement en train de faire les préparatifs pour une marche contre la violence, qui se tiendra le 23 juin à Souillac. Ce sera à l’occasion de la Fête de la musique et le slogan est : «dire non à la violence, oui à la musique». Nous travaillons avec des jeunes du village de Souillac pour ce projet.

Il y a plusieurs types de violences mais nous voulons mettre l’accent sur la violence domestique. Il y a tout un travail à faire au sein des familles touchées, dans la société, dans notre système d’éducation et au sein de la police.

Plusieurs villages du Sud se disent délaissés par les autorités…
Le développement prend du temps à s’installer dans le Sud, c’est chose connue. C’est plutôt par manque de financement et de personnel. Je vois aussi qu’il y a une trop grande différence entre les villes et les villages à Maurice. Nous souffrons d’un manque de considération sur tous les plans.

Il y a aussi le chômage qui touche les 16 à 25 ans. Ils disent avoir de la peine à trouver un emploi…
Les jeunes du Sud n’ont pas suffisamment d’ouverture concernant l’emploi. Il y a, dans le district de Savanne, des poches de pauvreté qui sont totalement négligées et les jeunes qui y habitent disent faire face à de la discrimination. Ils ne peuvent obtenir d’emploi à cause de leurs adresses. Je fais un appel aux potentiels employeurs de la région, dont le secteur touristique, de transcender ces barrières et d’offrir à ces jeunes l’opportunité d’avoir un avenir meilleur.

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