Vente par licitation: sa grand-mère la dépossède de sa maison

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Pamela a reçu l’aide de Cangayen Pillay dans son combat pour récupérer sa maison.

Pamela a reçu l’aide de Cangayen Pillay dans son combat pour récupérer sa maison.

«Nou res pansé mem ki pou ariv nou, pa kapav manzé, nou res priyé bondié…» Pamela vit dans l’angoisse. Sa maison, à La Tour Koenig, dans laquelle elle vit avec sa tante Shila et leurs deux filles, a été vendue par licitation. Et ce n’est que lorsque les nouveaux propriétaires lui ont demandé de vider les lieux qu’elle a appris la terrible nouvelle.

C’est la seconde épouse de son grand-mère qui est à l’origine de cette vente aux enchères. Pamela et Shila avaient perdu espoir jusqu’à ce que Cangayan Pillay leur vienne en aide. Elles ont ainsi déposé une injonction en Cour pour faire annuler la vente par licitation. 

Pamela raconte que c’est en rentrant du travail, un beau jour, que sa tante l’a informée que deux personnes ont débarqué, affirmant être les nouveaux propriétaires de leur maison. «Elles lui ont dit avoir acheté notre maison à la barre à Rs 375 000 et que celle-ci a été vendue par la seconde épouse de mon grand-père.»

La quadragénaire soutient être l’héritière de la maison. «Je n’étais pas au courant de ces démarches. Ma tante avait reçu une lettre quelques jours plus tôt, mais vu qu’elle ne sait pas lire, elle n’y a pas prêté attention.»

Pamela et Shila sont désemparées et ne savent pas vers qui se tourner. D’autant que les nouveaux propriétaires leur intentent un procès pour qu’elles quittent les lieux avec leurs enfants. On leur conseille alors d’aller voir Cangayen Pillay. «Ils m’ont dit qu’il est la seule personne qui peut m’aider», indique Pamela.

«Je n’étais pas au courant de ces démarches. Ma tante avait reçu une lettre quelques jours plus tôt, mais vu qu’elle ne sait pas lire, elle n’y a pas prêté attention.»


 En étudiant le dossier avec Me Osman Abbasakoor, Cangayen Pillay constate que les noms de plusieurs héritiers ne figurent pas sur l’affidavit servi pour la vente. «Si les noms des héritiers ne figurent pas, la vente doit être annulée. C’est un faux affidavit», explique-t-il. 

Le fait est que la grand-mère de Pamela avait deux filles, dont sa mère, lorsqu’elle a fait la connaissance de son second mari. De cette union est née Shila. Après le décès de la mère de cette dernière, son père se remarie. C’est sa seconde épouse qui est derrière la vente par licitation. 

«Notre maison vaut plus d’un million de roupies, elle n’a jamais habité chez nous à La Tour Koenig, comment peut-elle prendre cette décision sans consulter les autres héritiers ?» s’insurge Pamela. D’ajouter que «seuls les noms de Shila, de la seconde épouse de mon grand-père et d’une autre tante figurent sur l’affidavit. Ils n’ont pas mentionné mon nom ni ceux de mes sept frères et sœurs». 

Pamela et Shila attendent désormais qu’une décision de la Cour. Entre-temps, Pamela devait apprendre qu’elle était atteinte d’un cancer. Opérée d’urgence, elle est sortie de l’hôpital il y a une quinzaine de jours et habite chez sa sœur à Albion. «Les médecins m’ont dit que c’est le stress qui a causé ma maladie.»


Cangayen Pillay demande une révision du système

Cangayen Pillay n’en démord pas. Le système de vente à la barre, voire de vente par licitation doit être revu. «Depuis le temps que nous affirmons que le problème de sale by levy et vente par licitation est grave !» s’exclame-t-il. Cette affaire comporte beaucoup de zones d’ombre, dit-il. «Comment une maison qui appartient à plusieurs personnes peut-elle être vendue par une ou deux personnes ?» Raison pour laquelle il lance un appel aux autorités pour qu’elles se penchent au plus vite sur ce dossier.  

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