Viol: l’avocat de l’accusé demande un peu de clémence

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Jean Marie Didier Bauda sera fixé sur son sort le 28 juin.

Jean Marie Didier Bauda sera fixé sur son sort le 28 juin.

Reconnu coupable de viol, Jean Marie Didier Bauda sera fixé sur son sort le 28 juin. Hier, jeudi 14 juin, en cour intermédiaire, son homme de loi, Me Tony Gukhool, a présenté sa plaidoirie. Il a notamment demandé un peu de clémence pour son client, qui a agressé et violé une jeune femme, le 5 juin 2016, à Mare-aux-Vacoas.

Ainsi, Me Gukhool a demandé à la Cour de ne pas imposer la peine maximale à Jean Marie Didier Bauda. S’il reconnaît que la prison est «inévitable», d’autant que «c’est un cas de viol qui est tout à fait sérieux», l’homme de loi fait valoir que son client a plaidé coupable dès le départ. «Il y a des facteurs aggravants qui ne figurent pas dans ce cas de viol.»

«Je sentais qu’elle perdait des forces et qu’elle avait peur de mourir. Je l’ai violée sur des feuilles mortes dans un bois. Je me suis montré très violent envers elle…» 

Jean Marie Didier Bauda, un décorateur intérieur, a été reconnu coupable sous une accusation formelle en vertu de l’article 249 (1) et (1A) du Code pénal. Il avait présenté ses excuses à la victime, une sportive.

Lors de la précédente audience, sa déposition avait été lue en cour intermédiaire. Jean Marie Didier Bauda avait expliqué avoir croisé une femme, qui était à vélo, le 5 juin 2016, à proximité de Mare-aux-Vacoas, à Plaine-Sophie. Il lui avait assené plusieurs coups au visage et à l’épaule avant de l’agresser sexuellement.

Dans sa déposition, le décorateur intérieur a indiqué que la victime avait essayé de crier à l’aider. Il l’en avait empêché. «Je sentais qu’elle perdait des forces et qu’elle avait peur de mourir. Je l’ai violée sur des feuilles mortes dans un bois. Je me suis montré très violent envers elle…» 

De son côté, la victime, une sportive, avait raconté à la police qu’elle avait «l’habitude de prendre la route à Mare-aux-Vacoas et de descendre jusqu’à Case-Noyale». Alors qu’elle pédalait, elle dit avoir remarqué un motocycliste, en sens inverse, qui se dirigerait vers elle.

«Il est descendu de sa moto et est venu vers moi. Tout à coup, il s’est jeté sur moi et je suis tombée.» La victime soutient s’être débattue. Mais elle a été rouée de coups. «Je croyais que j’allais mourir. Il m’a agressée avec une telle violence… Il m’a traînée dans une chasse pour me violer…»

L’avocate du Parquet a, dans sa plaidoirie, souligné que la Cour doit lui infliger une peine maximale, d’autant qu’il n’en est pas à sa première agression sexuelle. «Despite his guilty plea, no leniency should be shown and a maximum sentence should be imposed in order to send a strong signal.» 

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