Remboursement du SCBG: «La priorité à ceux qui sont malades»

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Marie-Annick Prosper, qui souffre d’une maladie chronique, a investi Rs 5 200 000 dans le plan d’assurance SCGB.

Marie-Annick Prosper, qui souffre d’une maladie chronique, a investi Rs 5 200 000 dans le plan d’assurance SCGB.

Elle arrive à peine à sourire. Elle nous reçoit, quand même, dans la maison de retraite dans laquelle elle vit depuis quelque temps, à Moka. Noële Denyse Marie-Annick Prosper, 69 ans, ne sait pas à quel saint se vouer pour récupérer son argent. Elle est l’une des victimes du Super Cash Back Gold (SCBG). La sexagénaire avait investi son argent afin que le retour sur investissement lui permette de régler ses dépenses médicales. Elle souffre d’une maladie chronique.

Marie-Annick Prosper souffrait déjà lorsqu’elle a décidé d’investir Rs 5 200 000 dans ce plan d’assurance. «Je devais avoir un retour sur investissement de 7,5 pourcent d’intérêt. J’ai placé mon argent dans le plan SCBG afin de payer mes frais médicaux. Mais ma santé s’est détériorée lorsque ce scandale a éclaté et je me suis retrouvée sans le sou.» Son rapport médical indique que ses nerfs ont été affectés, de même que sa voix. «Depuis cela, je dois me munir d’un fauteuil roulant pour mes déplacements dans cette maison de retraite. Ma soeur s’occupe de moi. Je dois également payer les frais de la maison de retraite et une assistante médicale qui se trouve à mes côtés.»

Gérer le stress

Cette patiente doit dépenser plus de Rs 60 000 pour ses couches, ses médicaments, entre autres. «Ma demi-pension que je reçois n’est pas suffisante pour soigner ma maladie. Je lance un appel au gouvernement pour me verser l’intégralité de mon argent, soit Rs 1 810 000.» La National Property Fund Ltd a en effet déjà payé Rs 3 390 000 à Marie- Annick Prosper en plusieurs tranches, sur la période de juillet 2016 à août 2017. Montant qu’elle avait investi via une société coopérative.

Elle a adressé une lettre au Premier ministre et ministre des Finances, à plusieurs reprises, pour faire part de sa maladie et demander un remboursement au plus tôt possible. Marie-Annick Prosper estime que ceux qui souffrent d’un problème de santé doivent être dédommagés le plus vite.

«Mon neurologue m’a dit le stress a aggravé mon état. De par mon handicap sévère, je ne pourrai plus rien gérer. Comment est-ce que je peux gérer mon stress si je me retrouve face à des problèmes financiers ?» Dans le cadre de l’exercice de remboursement, le gouvernement doit donner la priorité à ceux qui ont un problème de santé, argue-t-elle.

D’autant plus que Marie-Annick Prosper est poursuivie en cour : sa maison de retraite lui réclame de régler les frais. «Que vais-je faire ? J’ai impérativement besoin de cet argent, même si la plaignante m’a accordé du temps.»

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