Il y a 36 ans : Le premier 60-0 de l’histoire

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Après sa défaite aux élections de  1982, Sir Seewoosagur Ramgoolam a laisse le poste de Premier ministre à son successeur Anerood Jugnauth.

Après sa défaite aux élections de  1982, Sir Seewoosagur Ramgoolam a laisse le poste de Premier ministre à son successeur Anerood Jugnauth. 

Le 12 juin 1982.

Le lendemain du scrutin du 11 juin 1982, les urnes livrent leur verdict : 60-0 en faveur de  l’alliance Mouvement Militant Mauricien-Parti Socialiste Militant (MMM-PSM). Tous les membres du gouvernement sortant dirigé par Sir Seewoosagur Ramgoolam sont battus. Le Parti de l’Alliance National (PAN) un regroupement mené par le Parti Travailliste se fait humilier dans toutes les circonscriptions. Le leader du Parti Mauricien Social Démocrate (PMSD) parle de « communion entre un peuple et ses dirigeants. »

Les résultats sont proclamés dans la liesse populaire et les élus appellent leurs partisans à célébrer la victoire dans le calme et à rechercher la réconciliation nationale. A aucun moment, il n’est question de règlement des comptes ou de vengeance politique.

Les nouveaux dirigeants du pays, Anerood Jugnauth, Paul Bérenger et Harish Boodhoo font des déclarations télévisées pour appeler à l’unité de la nation. Anerood Jugnauth, le futur chef du gouvernement promet qu’il sera le Premier ministre de tous les Mauriciens, Paul Bérenger, le secrétaire général du MMM annonce que les élections générales seront rendus obligatoires tous les cinq ans, alors que Harish Boodhoo souligne que le changement « se fera dans la douceur. »

Dans le camp du gouvernement sortant, c’est la consternation. Le Premier ministre Sir Seewoosagur Ramgoolam, abattu, déclare : « j’accepte volontiers le verdict du peuple.» Il dément les rumeurs à l’effet qu’il quitterait le pays. « je vais continuer à travailler ici », dit-il, avant d’annoncer la démission de son gouvernement et la passation de pouvoir.

L’attitude des dirigeants de l’époque permet que le changement s’effectue dans le calme et que s’installe un esprit de fair play dans les mœurs politiques mauriciennes. Cependant, il faut reconnaître que cet esprit a été mis à mal après des élections plus récentes.

Illustration : Photos  de Sir Seewoosagur Ramgoolam et d’Anerood Jugnauth.

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