Rivière-du-Rempart: Bhagwantee Heeramun meurt après avoir été violemment poussée

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Bhagwantee Heeramun (plus haut) a été retrouvée dans ce jardin. Ci-dessus ses filles Devika Doorga (à g.) et Mala Seetul.

Bhagwantee Heeramun (plus haut) a été retrouvée dans ce jardin. Ci-dessus ses filles Devika Doorga (à g.) et Mala Seetul.

Gautam Seetaram, 45 ans, avait été vu en compagnie de la victime sous un kiosque peu avant sa mort. Interpellé suivant la découverte du corps de Bhagwantee Heeramun dans un bâtiment en ruines se trouvant dans un jardin d’enfants sis à la rue Maurel, Rivière-du-Rempart, lundi matin 11 juin, le quadragénaire est passé aux aveux.

Le suspect, un sans domicile fixe qui travaillait comme maçon, connaissait Bhagwantee Heeramun. Il a dit aux enquêteurs qu’une discussion avait éclaté entre la victime, âgée de 72 ans, et lui. Elle serait morte après qu’il l’ait violemment poussée.

Ce sont des habitants de la localité qui ont fait la découverte macabre. Bhagwantee Heeramun portait des blessures à la tête. Les vêtements qu’elle portait avaient été partiellement enlevés et des traces de sang ont été décelées. Les officiers de la Criminal Investigation Division (CID) de Piton et de la Major Crime Investigation Team, ainsi que le Scene of Crime Office ont été dépêchés sur place.

Le cadavre a été transporté à la morgue de l’hôpital de Candos. L’autopsie a été pratiquée par le médecin légiste de la police, le Dr Prem Chamane, qui a attribué le décès à une fracture du crâne. La victime avait aussi les côtes fracturées.

Gautam Seetaram ainsi que Rohit Doobeejaising, 61 ans, et Chinanen Dorsamy, 59 ans, ont été interpellés par la CID de Piton le même jour. Ils avaient été vus en compagnie de la septuagénaire sous un kiosque la veille par un témoin. Ce, non loin du lieu du crime.

Reconstitution des faits

Les trois suspects, qui ont été maintenus en détention policière, avaient d’abord nié les faits avant que le quadragénaire ne se rétracte. Ils comparaîtront en cour de Mapou et participeront à une reconstitution des faits ce mardi 12 juin.

Chez les proches de Bhagwantee Heeramun, c’est la consternation. Celle qu’ils appellent affectueusement «Dadi Shanti» n’avait jamais eu d’ennemi. Quant aux filles de la septuagénaire, elles sont révoltées à l’idée que la dame âgée soit morte dans de telles circonstances. «Zot pa ti bizin tir so lavi koumsa, li enn bon dimounn li», se lamente la fille cadette de la septuagénaire, Devika Doorga. «Ki so gran dimounn, ki so zanfan ti bien kontan li…, indique-t-elle. So bann ti zanfan, mem zanfan dan landrwa, ti gagn gato ek li.»

La dernière fois que sa fille aînée, Mala Seetul, l’a vue, c’était dimanche après-midi. Cette visite était la dernière avant que la septuagénaire ne s’envole pour l’Allemagne, où elle allait fêter ses 73 ans le 24 juin, en compagnie de son fils.

«Mo mawsi (NdlR, tante) inn kit li kot bus stop.» Comme le téléphone de la septuagénaire ne marchait pas, ajoute l’aînée, elle n’a pas appelé sa mère pour s’assurer qu’elle était bien rentrée.

Bhagwantee Heeramun avait un grand cœur, soutient Mala Seetul. «Elle a tout fait pour élever ses cinq enfants, mon père est mort jeune.» D’ailleurs, après avoir travaillé dans une plantation, elle avait pris de l’emploi comme femme de ménage. Tout en croquant la vie à pleines dents. «Elle aimait voyager et elle s’est rendue chez son fils en Allemagne à plusieurs reprises.»

 
 
 
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