«Empiétement» sur des plages: Longue attente pour le ministère

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Le ministère du Logement et des Terres est bien décidé à prendre des sanctions contre les propriétaires des terrains à bail qui empiètent sur les plages. Mais cette bataille risque de durer longtemps car l’Association des propriétaires des campements est déterminée à se battre pour ses droits.

«Les riverains qu’ils soient à Pointe-D’Esny ou à Grand-Baie n’ont jamais eu de grief au sujet de ces droits d’accès et de passage. Ils s’attendent toutefois que cette obligation de ‘circuler librement’ soit bien comprise et respectée par les vacanciers», indique le communiqué de l’Association des propriétaires des campements, émis en fin de semaine dernière.

Une semaine après la visite du ministre de tutelle, Mahen Jhugroo, sur différentes plages du Nord, la situation n’a guère évolué. Les poteaux et les cordes sont toujours en place. Une situation qui ne surprend guère les Mauriciens qui se rendent à la plage. «Cela fait des années que cette situation perdure. Je ne vois pas comment cela va changer aujourd’hui. Certains ont construit sur la plage et vous pensez qu’on va leur demander de détruire ce qu’ils ont bâti vingt ans plus tôt ?» déplore Désirée.

Priya souhaite, elle, qu’une solution soit trouvée entre les autorités et les propriétaires des campements. «Il est important que chacun trouve un compromis. On ne pourra pas leur enlever leur bout de plage mais qu’on permette aussi aux Mauriciens d’y accéder et de pouvoir utiliser les plages qui sont publiques.»

Au niveau du ministère, le Deputy Chief Surveyor, A. Gheeseeawon, explique que les rapports ont été soumis suivant les différentes visites. La marche à suivre sera désormais de revoir chaque dossier et les conditions attachées au bail des propriétaires des campements. «Il faudra qu’on fasse un survey pour déterminer si ces propriétaires ont empiété sur les plages publiques. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’on pourra prendre des actions. Nous sommes d’ailleurs en consultation avec les différentes autorités dont le State Law Office. C’est un dossier que nous ne prenons pas à la légère.»

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