Pravind Jugnauth: «Le tarif de l’eau est bas à Maurice»

Avec le soutien de
Le Premier ministre indique qu’aucune décision n’a été prise quant à une hausse du tarif de l’eau. Hausse inevitable, selon Ivan Collendavelloo.

Le Premier ministre indique qu’aucune décision n’a été prise quant à une hausse du tarif de l’eau. Hausse inevitable, selon Ivan Collendavelloo.

Le prix de l’eau accusera-t-il une hausse à partir du 1er juillet ? Oui, selon des sources concordantes au sein de l’Hôtel du gouvernement. Interrogé, le Premier ministre se montre plus prudent. «Nous n’avons pas encore pris de décision.»

Pravind Jugnauth concède néanmoins que «nou tou dakor tarif délo bas à Maurice». N’empêche, «otant ki posib, mo pa lé azout bann fardo lor lédo lépep», souligne le chef du gouvernement.

«Nous avons deux choix. Soit nous continuons avec le système en vigueur depuis 1973. Soit nous mettons un système moderne de gestion»

Il explique que le Premier ministre adjoint, Ivan Collendavelloo, travaille actuellement sur ce dossier. «Nous devons faire de gros investissements dans le secteur de l’eau.» D’autant que le gouvernement, rappelle Pravind Jugnauth, a pris des engagements. «Nous avons promis à la population une meilleure distribution d’eau, de l’eau 24/7, d’autres réservoirs, etc.»

L’idée, poursuit le chef du gouvernement, est d’avoir également des réserves suffisantes en période de sécheresse. «Bizin kass pou tousala.» Et plus important encore, il faut «une bonne gestion» des ressources.

La «gestion» de la Central Water Authority (CWA) est d’ailleurs au coeur des préoccupations du Premier ministre adjoint. Ivan Collendavelloo l’affirme : au cours de ces 25-30 dernières années, le travail a été confié à des «amateurs». D’où la dégradation du système de distribution d’eau, entre autres.

Le Premier ministre adjoint et ministre de l’Énergie et des services publics fait valoir que tout l’argent investi par le gouvernement jusqu’ici a apporté de «jolis résultats». «Pé gagn zoli délo, bel présion, nombre d’heures fournitir délo inn ogmanté», énumère-t-il. Sauf que, «bizin konn zéré sinon li pou rédégradé. Pa kapav less enn zoli travay koumsa dan lamé bann amater».

Raison pour laquelle le choix de l’affermage s’impose, fait-il comprendre. «Nous avons deux choix. Soit nous continuons avec le système en vigueur depuis 1973. Soit nous mettons un système moderne de gestion», dit Ivan Collendavelloo.

Le fait est, affirme-t-il, qu’à Maurice, nous n’avons pas les connaissances et la technologie nécessaires pour une meilleure gestion. «Mon ambition est de lancer un système moderne de gestion à Maurice.»

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires