Manifestants homophobes: la police ouvre une enquête

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Onze heures, samedi 2 juin. Quelque 400 personnes se réunissent à la Place d’Armes. Elles manifestent leur désapprobation concernant la Marche des fiertés organisée par le collectif Arc-en-Ciel.

Face à leur hostilité, les organisateurs décident, pour éviter toute confrontation de rester au Caudan. Tandis que la police tente, elle, de maîtriser la situation…

Le fait est que ces manifestants anti-LGBT n’ont obtenu aucune autorisation de la police. La loi stipule pourtant que pour tout rassemblement réunissant plus de 12 personnes, les organisateurs doivent, au préalable, obtenir l’aval des forces de l’ordre, une semaine avant.

«Je ne suis pas au courant du fait qu’il y avait une manifestation, mais ils n’avaient pas d’autorisation. Je sais que la police a ouvert une enquête», laisse entendre l’inspecteur Shiva Coothen, responsable de communication de la police.

Le fait est que, malgré la présence des officiers de la Special Support Unit et de la Special Mobile Force, entre autres, les manifestants ont eu vite fait, et sans encombre, de se masser à la Place d’Armes.  Leur présence à cet endroit stratégique a, en tout cas, gêné les automobilistes.

Aucune disposition pour une manifestation autre que la Marche des Fiertés n’a été prise, semble-t-il, malgré les menaces de quelques  groupuscules, qui avaient prévenu qu’ils allaient «descendre dans la rue». Les officiers sur place sont tout de même parvenus à s’assurer qu’il n’y ait aucun dérapage.

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