Travailleurs étrangers: le département sanitaire critiqué pour les conditions insalubres

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Les toilettes et la salle de bains ont visiblement besoin d’un lavage.

Les toilettes et la salle de bains ont visiblement besoin d’un lavage.

Les conditions déplorables dans lesquelles vivent les employés de la China State Construction Engineering Corporation Limited, à Jin Fei, ne sont pas un cas isolé. C’est le sort de nombreux travailleurs étrangers à Maurice. Cuisine insalubre, lit sans matelas, mauvais état des toilettes et salles de bains… La liste est longue.

L’état déplorable dans lequel vivent les travailleurs étrangers, particulièrement les Bangladais, n’est un secret pour personne. Pourtant, les employeurs doivent bel et bien avoir les autorisations nécessaires, auprès des autorités compétentes, pour accommoder leurs employés étrangers. Et ces autorités sont : le département de sanitaire du ministère de la Santé et des officiers de la Fire Safety Division du Mauritius Fire and Rescue Service.

Mais pourtant, en arrivant à Maurice, les ouvriers sont logés dans des dortoirs insalubres. Comment expliquer cette situation ? Dans les milieux concernés, on explique que le département sanitaire ne se rend sur place uniquement au début, soit lorsque l’employeur a effectué sa demande. Par la suite, il n’y a pas de suivi en tant que tel. À moins qu’il y ait une plainte…

Selon Fayzal Ally Beegun, syndicaliste qui milite pour les droits des travailleurs étrangers depuis un quart de siècle, certaines compagnies trompent les autorités en leur indiquant une fausse adresse. Elles leur montrent un petit bungalow, par exemple. Mais quand les ouvriers débarquent à Maurice, ils sont sommés de s’installer dans de petites maisons. Certains, plus malchanceux que d’autres, ont même dû se contenter d’un conteneur dans un passé récent…

Haut-commissariat du Bangladesh : «les plaintes sont référées au ministère du travail»

Des fois, c’est un conteneur qui sert de dortoir à des travailleurs étrangers. Comme c’est le cas pour cet homme.

«L’express» a sollicité le haut-commissariat du Bangladesh à Maurice. Un préposé autorisé explique avoir reçu des plaintes concernant les conditions d’emploi des Bangladais. «Nous enregistrons les plaintes et les envoyons au ministère du Travail», dit-il D’ajouter toutefois que les plaintes ne concernent pas des «serious issues». À l’instar du non-paiement des bonis ou d’un environnement professionnel inadéquat. Le préposé précise cependant que les procédures à suivre pour que les ouvriers puissent travailler à Maurice sont strictes. «Ce n’est qu’une fois toutes les autorisations obtenues qu’ils peuvent quitter leur pays.

Les conditions déplorables dans lesquelles vivent les employés de la China State Construction Engineering Corporation Limited, à Jin Fei, ne sont pas un cas isolé. C’est le sort de nombreux travailleurs étrangers à Maurice. Cuisine insalubre, lit sans matelas, mauvais état des toilettes et salles de bains… La liste est longue.

L’état déplorable dans lequel vivent les travailleurs étrangers, particulièrement les Bangladais, n’est pas un secret pour personne. Pourtant, les employeurs doivent bel et bien avoir les autorisations nécessaires, auprès des autorités compétentes, pour accommoder leurs employés étrangers. Et ces autorités sont : le département de sanitaire du ministère de la Santé et des officiers de la Fire Safety Division du Mauritius Fire and Rescue Service.

Mais pourtant, en arrivant à Maurice, les ouvriers sont logés dans des dortoirs insalubres. Comment expliquer cette situation ? Dans les milieux concernés, on explique que le département sanitaire ne se rend sur place uniquement au début, soit lorsque l’employeur a effectué sa demande. Par la suite, il n’y a pas de suivi en tant que tel. À moins qu’il y ait une plainte…

Selon Fayzal Ally Beegun, syndicaliste qui milite pour les droits des travailleurs étrangers depuis un quart de siècle, certaines compagnies trompent les autorités en leur indiquant une fausse adresse. Elles leur montrent un petit bungalow, par exemple. Mais quand les ouvriers débarquent à Maurice, ils sont sommés de s’installer dans de petites maisons. Certains, plus malchanceux que d’autres, ont même dû se contenter d’un conteneur dans un passé récent…

Huit employés sur dix sont Bangladais

Lugubre et insalubre. C’est souvent l’état des cuisines dans les dortoirs.

45 000. C’est le nombre de travailleurs étrangers qui sont actuellement à Maurice. Au Passport and Immigration Office (PIO), on laisse entendre que 80 % de ces employés viennent du Bangladesh. Ces derniers sont répartis dans différents secteurs d’activité : le textile, la boulangerie ou encore la restauration. Cependant, une fois leur contrat de travail expiré, plusieurs choisissent de rester au pays illégalement. Ainsi, rien que l’année dernière, 150 ouvriers ont été déportés. «Malheureusement, ces personnes vivent dans une pauvreté extrême et se sont endettées pour pouvoir faire le voyage jusqu’à Maurice. Elles doivent de grosses sommes d’argent. Voilà pourquoi quelques-unes choisissent de travailler au noir», explique-t-on. Dès lors, en recueillant des informations précises, le PIO organise des opérations pour retrouver ces «clandestins». «Nous avons cueilli ces ouvriers dans des endroits insolites. Ils vivaient dans des conditions dures. À l’instar de ces Bangladais qui avaient trouvé de l’emploi dans des plantations de légumes et qui habitaient dans une petite structure en tôle. Un lieu insalubre où sont stockés des outils et des pesticides», souligne-t-on. Autre cas recensé : des ouvriers retrouvés dormant à même le sol dans des boulangeries. Pour l’heure, environ six Bangladais sont toujours en prison, incapables de payer leur ticket de retour…

Maurice exporte plus qu’elle n’importe du Bangladesh

À défaut d’avoir un matelas, c’est sur une planche en bois que dorment les travailleurs étrangers.
 

 Le Bangladesh est un des rares pays dont les échanges commerciaux avec Maurice sont à l’avantage de ce dernier. Les données publiées par Statistics Mauritius pour 2015, 2016 et 2017 en témoignent. Les gros volumes de produits exportés vers cet État d’Asie concernent du fil de coton, de la soie de haute qualité, de l’étoffe de bonneterie tissée et non-tissée. Tous servent de matières premières à l’industrie du textile de ce pays où le groupe Ciel dispose d’une unité de production. En 2016, par exemple, sur des exportations d’un montant de Rs 420 millions, plus de Rs 176 millions concernaient du fil de coton peigné. D’un autre côté, le plus gros montant des importations en 2015, 2016 et 2017 concernent les médicaments.

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