IOMMA: nos coups de cœur

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L’IOMMA, marché de musique de l’océan Indien, s’est tenue pendant quatre jours.

  L’IOMMA, marché de musique de l’océan Indien, s’est tenue pendant quatre jours.  

La 7e édition du marché de musique de l’océan Indien, l’IOMMA, s’est clôturé hier, jeudi 31 mai, après quatre jours intense de partage, de conférences, de showcases et de projections de films. Voici quelques-uns de nos coups de cœur.

Une ambiance chaleureuse

On prend plaisir à retrouver des connaissances qu’on n’a pas vu depuis un an au moins. Des professionnels venus des quatre coins de la terre font de l’IOMMA un microcosme de toutes les cultures du monde. Ici, on entend parler afrikaans, indien, chinois, portugais mais tout le monde se comprend et s’entend quand il s’agit de musique. Il n’y a bien que la musique qui peut réunir les peuples et l’IOMMA en est l’exemple.

Des conférences instructives

Les conférences nous permettent de prendre conscience de ce qui se fait ailleurs. On parle de nouveaux territoires à découvrir tels la Malaisie, la Mongolie et le Japon ou encore des réalités auxquelles l’on fait face durant les tournées. Ici, il s’agit d’une conférence autour de la Musique et le numérique : Nouveaux outils, nouvelles perspectives, présentée par Alizée Dallemagne, Romain Poncelet (modérateur), Vigile Hoareau, Thibaut Mullings, et Ali Dennis.

Vigile Hoareau a présenté sa plateforme Crowdaa qui permet aux artistes d’entrer en contact direct avec leurs fans et d’en récompenser les meilleurs, tandis qu’Ali Dennis qui vient du Kenya, a expliqué avoir mis au point une technologie qui permet de connaître exactement combien de fois un titre est diffusé sur un media. Voilà qui nous donne à réfléchir surtout quand les artistes mauriciens se battent pour augmenter le quota de diffusion de musique locale.

Quand M.I.A. parle d’elle

Artiste née au Sri Lanka et ayant grandi en Angleterre, M.I.A était à l’IOMMA. Elle a présenté le documentaire «Matangi/Maya/M.I.A.», une œuvre réalisée cette année par Steve Loveridge et retraçant la vie de la chanteuse. Un documentaire profond et émouvant. Derrière la jeune femme dynamique qui connaît un succès mondial se cachent les meurtrissures des guerres civiles au Sri Lanka.

M.I.A. a à cœur de parler et de dénoncer les souffrances des tamouls au Sri Lanka. Le documentaire parle de sa prise de position. Une prise de position qui n’a pas toujours été bien accueillie. Après la diffusion du documentaire, un temps de discussion avec le public était prévu. M.I.A a notamment parlé de la situation actuelle du Sri Lanka.

La soirée SACEM: qualité et diversité mises en avant

Organisée mardi 29 mai au théâtre Luc Donat, la soirée SACEM est un événement attendu par tous ceux présents à l’IOMMA. Il met en avant des artistes choisis sur le volet et représentent également cette diversité musicale, générationnelle et culturelle présente sur ce marché.

Lors de cette soirée cette année, trois artistes ont été présentés. Il s’agit du groupe de rock metal Betweenatna du Maroc, de Lucibela du Cap Vert et du groupe Lindigo de La Réunion. Le métal de Betweenatna a réveillé tous ceux présents au théâtre Luc Donat. Une énergie débordante et des influences musicales diverses ont eu raison de l’assistance.

Lucibela nous a apporté douceur et sérénité. Cette chanteuse du Cap Vert, qui évolue dans les pas de la grande Césaria Evora, tout en mettant en avant sa touche personnelle, a bercé le public du théâtre Luc Donat. Enfin l’ambiance est venue du groupe Lindigo. Difficile de rester assis quand le rouler de Lindigo prend possession de la salle.

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