Industrie sucrière: Pravind Jugnauth «promet» de consulter le syndicat

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Le Joint Negotiating Panel, dont Ashok Subron, a rencontré le Premier ministre, ce vendredi 1er juin.

Le Joint Negotiating Panel, dont Ashok Subron, a rencontré le Premier ministre, ce vendredi 1er juin.

Une «arnaque» pure et simple. C’est ainsi qu’Ashok Subron, du Joint Negotiating Panel (JNP), qualifie le rapport du Joint Technical Committee sur l’industrie sucrière. Et le syndicaliste n’a pas hésité à le dire au Premier ministre, Pravind Jugnauth, lors de leur rencontre ce vendredi 1er juin.

Rencontre qu’Ashok Subron qualifie de positive. «Nous avons fait valoir notre droit à la parole.» De dénoncer le fait que «certains au sein de Business Mauritius, de la Mauritius Cane Industry Authority et du ministère de l’Agro-industrie ti sey touf nou lavwa».

«C’est inadmissible que l’on prenne Rs 1,3 milliard des fonds publics pour donner aux sucriers qui font des profits par milliards!»

Le JNP a pu expliquer au Premier ministre sa colère face aux mesures préconisées par le Joint Technical Committee. D’ailleurs, dit-il, c’est la première fois, ce vendredi, que le JNP a eu une copie du rapport. Au dire d’Ashok Subron, «c’est inadmissible que l’on prenne Rs 1,3 milliard des fonds publics pour donner aux sucriers qui font des profits par milliards!» Pour lui, ce n’est ni plus qu’une «injustice morale».

D’ailleurs, fait-il ressortir, c’est incorrect de blâmer les salaires des artisans et laboureurs pour la hausse de 60% des coûts de production. «Ces 18 dernières années, leurs salaires ont augmenté par moins de 1%!» Ce qui lui fait dire que «seuls des menteurs» peuvent venir dire pareille bêtise.

Selon Ashok Subron, «nous avons eu la parole du Premier ministre qu’il y aura des consultations». Un «road map» a été établi, explique-t-il, et le JNP lui enverra ses contre propositions après le Budget, le Premier ministre étant pris avec les préparatifs de son grand oral, le 14 juin. «D’après ce que nous avons pu comprendre, ce n’est pas la position du gouvernement d’adopter ces mesures.»

N’empêche, prévient Ashok Subron, si jamais on touche aux droits acquis des travailleurs, «nou pou révolté. Nou pa pou ézité désan divan Parlman zour bidzé»…

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