Licenciements à la CWA: «C’est le premier impact de la privatisation», dénonce Atma Shanto

Avec le soutien de
Le syndicaliste et quelques General Workers licenciés par la CWA se sont réunis, ce vendredi 1er juin, devant le ministère du Travail.

Le syndicaliste et quelques General Workers licenciés par la CWA se sont réunis, ce vendredi 1er juin, devant le ministère du Travail.

«Le ministre Collendavelloo dit que ce sont des travailleurs contractuels. Il a sans doute oublié de faire son ‘homework’…» Le syndicaliste Atma Shanto et quelques-uns des 150 employés de la Central Water Authority (CWA) mis à pied hier, se sont réunis devant le ministère du Travail ce vendredi 1er juin.

Atma Shanto veut une rencontre avec le ministre du Travail par intérim, Maneesh Gobin, en l’absence de Soodesh Callichurn qui se trouve actuellement à Genève pour la conférence annuelle de l’Organisation internationale du travail. «Nous réclamons que ces employés soient réintégrés!»

«Dan Parlman, minis ti dir pa pou éna okenn employé CWA ki pou lisensié dan kontex afermaz. Zordi sé enn prémié linpak privatizasion.»

Au dire du président de la Fédération des travailleurs unis (FTU), le ministre Collendavelloo a tout faux lorsqu’il affirme que les 150 employés de la CWA sont des travailleurs contractuels. «Ce sont des employés permanents qu’on a mis à la porte sans justification», insiste Atma Shanto.

Il explique que ces 150 General Workers étaient en «continuous employment» avec la CWA. «À aucun moment, il n’y a eu une cassure au niveau de leur contrat de travail initial», souligne Atma Shanto. Et pour lui, «Ivan Collendavelloo a induit toute la population et le Parlement» en erreur.

Ces licenciements, il en est persuadé, interviennent dans le contexte de l’éventuel projet d’affermage. «Dan Parlman, minis ti dir pa pou éna okenn employé CWA ki pou lisensié dan kontex afermaz. Zordi sé enn prémié linpak privatizasion.»  Il dénonce le «double langage» et la «double face» du ministre.

Atma Shanto estime d’ailleurs que cette décision du ministre Collendavelloo ne fait pas l’unanimité au sein du gouvernement, voire de son propre parti, le Muvman Liberater. Ce qui lui fait dire : «Li koumadir enn goldfish ki’nn sorti dan aquarium, inn tom déor ek maintenant pé débat!»

Dans la foulée, le président de la FTU critique sévèrement la façon de faire du ministre, qui préside le comité interministériel sur la révision des lois du travail. «Tous les syndicats du pays sont révoltés par la façon de faire du gouvernement et de Collendavelloo», s’insurge-t-il.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires