La marche des fiertés aura bel et bien lieu

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Conférence de presse du collectif Arc-en-Ciel ce jeudi 31 mai.

Conférence de presse du collectif Arc-en-Ciel ce jeudi 31 mai.

Faut-il encore se munir de nos pavillons de couleurs arc-en-ciel, ce samedi 2 juin ? Oui, a fait savoir le collectif Arc en Ciel et ce, malgré les avis contraires de la police. Depuis 2 jours, l’ONG fait face à des turbulences, après que la police a informé verbalement l’organisme que la marche des fiertés de cette année ne pourra pas avoir lieu à cause d’une menace qui circule sur Facebook. «Mais le programme n’a pas changé», insiste Pauline Verner, la consultante du collectif  Arc-en-Ciel, lors d’une conférence de presse. «Depuis le 12 avril on a fait la demande et la police n’a pas objecté. Nous sommes dans notre droit constitutionnel.»

Pour Pauline Verner, il est impossible que cette marche soit annulée car cette année ce sera la marche de l’océan indien. «L’événement a été axé sur le plaidoyer. C’est la première fois que les organisations de ces pays se rencontrent. Il y a aussi des workshops financés par la National CSR Foundation. Vendredi, ce sera une journée publique où il y aura l'ancien Attorney General des Seychelles […] On essaie de sortir des sentiers battus. On défend les droits humains. C’est une responsabilité citoyenne. Il est nécessaire pour l’ile Maurice de prendre conscience de sa loi discriminatoire et les agressions verbales et physiques. Il est l’heure de faire évoluer le cadre législatif et nous espérons que la prise de conscience se fera.»

Cette année, la marche prévue est qualifiée de spéciale car l’invitée d’honneur est Liliane Laventure-Burnett, déléguée du  gouvernement canadien et fille de Félix Laventure, ancien lord-maire de Port-Louis. Elle est accompagnée de son fils Richard Brunett, un grand militant homosexuel. D’ailleurs, cette dernière a elle-même réagi à cette nouvelle : «Je suis honorée d’être la marraine. C’est triste que les Mauriciens n’ont pas les mêmes droits que tous les autres.»

Autre invité : Ronny Arnephy, un militant des Seychelles qui a été au premier plan pour l’amendement de la loi en 2016 pour les rapports sexuels contre nature. «Depuis que je suis petit, j’ai un respect pour Maurice mais je suis triste que mes frères et sœurs doivent subir l'homophobie», commente-t-il.

Le collectif Arc-en-Ciel dit compter grandement sur la participation de la police dans toute cette affaire et espère qu’elle permettra que cette marche ait lieu. «On a demandé l’assistance de la police. On a triplé la quantité de sécurité privée. On ne conçoit pas que des personnes ne viennent pas par peur.»

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