Greffe d’organes : besoin urgent de chirurgiens

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: La formation des spécialistes mauriciens est à l’étude.

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Le ministère de la Santé devra s’attaquer au recrutement des spécialistes requis pour la greffe d’organes. Plusieurs stratégies ont été identifiées.

Si un appel à candidatures pour un Transplant Surgeon devrait être lancé bientôt, une option plus durable serait d’envoyer des spécialistes à l’étranger pour une sous-spécialisation.

Selon le Dr Rajiv Upadhyaya, qui a travaillé sur l’ébauche du Human Tissue Bill en 2006, cela devrait être la priorité du ministère en ce moment. «Je suis le seul Transplant Surgeon à Maurice et je n’exerce plus», soutient ce chirurgien à la retraite. Ce que confirme une source au Medical Council. Et ce, même si, selon le Dr Rajiv Upadhyaya, un autre médecin a été formé pour le faire.

Le chirurgien à la retraite souhaite même se porter volontaire pour aider à la mise sur pied du projet. L’idée de former des spécialistes à l’étranger est encore embryonnaire. Elle consisterait à envoyer des néphrologues dans un premier temps pour qu’ils suivent une formation en chirurgie.

Spécialistes étrangers

Cependant, le ministère compte travailler sur une formule formation-emploi pour les spécialistes. La raison est que dans le passé, des spécialistes qui ont bénéficié de cette formation n’ont pas souhaité travailler à Maurice par la suite.

Entre-temps, d’autres idées sont à l’étude. La première est le recrutement d’un Transplant Surgeon sur contrat. Le poste sera ouvert aux médecins locaux et internationaux.

Jusqu’au recrutement de ce Transplant Surgeon, des équipes étrangères effectueront des visites régulières pour opérer les patients mauriciens. En sus de cela, des accords de partenariat ont été signés et seront signés avec des institutions étrangères dans le cadre de la nouvelle loi.

En ce qui concerne l’équipe qui sera chargée d’assister les chirurgiens, le ministre de la Santé, Anwar Husnoo, a expliqué, au Parlement vendredi, que des infirmiers spécialisés en néphrologie sont déjà prêts à opérer. De plus, on laisse entendre que deux néphrologues travaillent déjà dans des hôpitaux et pourraient assurer le suivi médical des patients.

En outre, Anwar Husnoo a affirmé, au Parlement, que les hôpitaux sont bien équipés. Cependant, une source proche du dossier explique qu’il faut investir dans des équipements adéquats.

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