Tensions à JinFei: Soodesh Callichurn dit suivre l’affaire de près

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Les Bangladeshis vivent dans des conditions précaires.

Les Bangladeshis vivent dans des conditions précaires.

Vive tension, dimanche 27 mai, sur un site de construction à JinFei, près de Baie-du-Tombeau. Des députés de l’opposition, représentant la capitale, ont eu une altercation avec des Chinois, responsables du chantier. Ces derniers travaillent pour les entrepreneurs de la China State Construction Engineering Corporation Limited (Mauritius Branch). La descente des politiciens s’est faite après qu’un article de presse a révélé les conditions de vie des travailleurs bangladeshis employés par cette firme.

Dortoirs sales, conditions d’hygiène déplorables, ouvriers dormant sur des planches en bois, trois à quatre toilettes pour environ 200 employés ou encore des mois de salaires en retard. C’est le quotidien de ces Bangladeshis.

Shakeel Mohamed et Osman Mahomed du Parti travailliste et Aadil Ameer Meea du Mouvement militant mauricien ont été choqués par ce qu’ils ont vu. Quand les responsables chinois ont réalisé que les députés allaient s’enquérir des contrats de travail des employés, les choses se sont envenimées. Une employée a même failli rouler sur les pieds de Shakeel Mohamed avec sa voiture…

Le député rouge a appelé la police pour un constat des conditions des employés. Après une visite du site, la police a fait comprendre qu’elle allait initier une enquête.

Entre-temps, Aadil Ameer Meea a appelé Soodesh Callichurn. Le ministre, du Travail, qui se trouve à Genève en ce moment, a dit qu’il allait suivre cette affaire de près. «Cette situation nous a interpellés. On espère que la police, le Fire Service, le ministère de la Santé et celui de l’Environnement vont à présent faire de leur mieux pour revoir les conditions de ces employés», déclare Aadil Ameer Meea.

 
 

De son côté, Shakeel Mohamed souligne qu’il faut que des décisions soient prises le plus vite possible. «Si la police voit qu’il n’y a pas de lodging accommodation permit et que la loi du pays a été bafouée, elle a le droit de mettre fin à l’opération immédiatement.» Contactée, la direction de JinFei fait comprendre qu’elle n’a rien à voir avec la construction.

«Tout repose entre les mains de l’entrepreneur», note Liu Xin, le Deputy General Manager. Quant aux entrepreneurs, ils ont laissé comprendre à la police qu’ils avaient les papiers mais que ces derniers se trouvaient dans leurs locaux et que vu que c’était dimanche, tout était fermé.

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