Mordus du ballon rond: nos jeunes à la conquête du monde

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 L’équipe de Rossoneri lors de sa victoire locale

 L’équipe de Rossoneri lors de sa victoire locale

Plus qu’une victoire, une revanche. Les jeunes de Rossoneri ont remporté les sélections locales de la Neymar Jr’s Foot Five, le 12 mai, par deux buts à un contre la Classico Rosa. Faisant ainsi oublier leur défaite de l’année dernière, en quart de finale. «On est fier, excité. On a hâte», lance Asgaar Buglow, 25 ans, membre de l’équipe. «Mais on ne part pas faire du tourisme. On doit aller le plus loin possible dans la compétition. C’est du sérieux», souligne l’habitant de Vallée-Pitot.

Quant au capitaine, il est toujours sur un petit nuage depuis la victoire de son équipe. «Nous étions stressés. Le match dure dix minutes et à la seconde nous avions déjà encaissé un but, relateYaaseer Osman Beekhy, 27 ans. Quand cela se produit, le règlement exige qu’un joueur de notre équipe se retire. Donc nous avons joué à quatre. Mais on a égalisé à la huitième minute avant de terminer avec un golden goal.» Une victoire vite mais pleinement savourée par ces jeunes, qui se préparent déjà pour la suite de la compétition au Brésil.

Pour les membres de Rossoneri, l’effort ne leur fait pas peur. Ils pratiquent le bootball depuis leur tendre enfance. «Nous avions l’habitude de jouer ensemble à l’école. Mais par la suite, avec les études, nous avons chacun fait notre bout de chemin. Cela dit, nous jouons de nouveau ensemble. C’est ainsi qu’a été créée l’équipe Polar Star», soutient Asgaar Buglow.

Depuis 2012, ces «stars» ont participé à une quarantaine de tournois. Et en a remporté 17. Pour ces jeunes, la compétition Neymar Jr’s Foot Five est un tremplin. Et pour l’occasion, l’équipe a été rebaptisée Rossoneri. Comment les membres s’y préparent-ils ? «Après le carême, nous reprendrons activement nos entraînements. Ce n’est pas facile, d’autant que nous n’avons pas de terrain. Entre-temps, on contrôle notre alimentation et on essaie de connaître nos adversaires. L’équipe de la Grèce, par exemple, est redoutable. On doit bien se préparer», ajoute notre interlocuteur.

Sensibiliser les jeunes

 Si cette équipe a hâte de découvrir le Brésil, ce pays légendaire et berceau des champions du ballon rond, une autre rentre à Maurice avec la tête remplie d’espoirs. En effet, le 20 mai, neuf adolescentes de 14 à 17 ans de Safire, association qui encadre les enfants des rues, sont revenues de Russie. Elles avaient pris part à la Street Children World Cup. Et dans leurs valises, elles ramènent la huitième place sur 24 pays.

«On avait cinq matchs au total. En premier lieu, on a essuyé une défaite contre la Bolivie. Mais on ne s’est pas découragé. Ensuite, on a battu le Mexique sur un score de 8 à 0», raconte Elie, la capitaine de 16 ans. S’en suivent une défaite contre les Philippines, une victoire sur l’Égypte et finalement, une défaite sur pénalty contre la Russie sur un score de 3 à 2.

S’adonnant au football depuis ses neuf ans, Elie a marché sur les traces de son papa, qui évoluait au sein de l’équipe Jamaican Ghetto. Persévérant dans ce domaine, elle est la capitaine de l’équipe formée il y a trois mois. «On s’entraîne deux à trois fois par semaine. C’était bien. On s’accrochait et on voulait bien représenter Maurice», déclare Krista, 17 ans. Selon Jemima, une autre joueuse de 15 ans, les séances régulières à Réduit, La Tour Koenig et Bagatelle leur ont permis de bien se préparer avant le grand départ le 7 mai. «La majorité d’entre nous n’avait jamais pris l’avion. C’était long. Avec l’escale en France et le transit, cela a fait environ 20 heures», indiquent les filles.

Les filles encadrées par l’ONG Safire ont représenté Maurice en Russie.

Néanmoins, l’expérience fut mémorable, estime l’équipe qui était encadrée par une accompagnatrice, un gestionnaire et un entraîneur. D’autant qu’au-delà du sport, la compétition visait à sensibiliser aux problèmes des jeunes. Aussi, les participantes devaient présenter des créations artistiques, une danse sur les cultures mauriciennes, une pièce de théâtre sur la drogue et des communications sur les droits des enfants. Après la compétition, les filles de Safire ont découvert les lieux et se sont liées d’amitiés avec d’autres équipes du monde.

De retour à Maurice, elles sont encore plus motivées. «Le sport est un moyen de sensibiliser d’autres jeunes comme nous à éviter des fléaux comme la drogue, la grossesse précoce, etc. Nous voulons partager cela et être un peu des ambassadeurs. Le football est encore plus important pour nous maintenant. C’est un plus pour notre avenir», concluent-elles.

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