Le «naan», cet incontournable du Ramadan

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L’express s’est rendu à la pâtisserie Nasrulla à Vallée-Pitôt pour suivre les étapes de fabrication du «naan»

L’express s’est rendu à la pâtisserie Nasrulla à Vallée-Pitôt pour suivre les étapes de fabrication du «naan»

Qui dit Ramadan, dit aussi rassemblements familiaux autour de mets traditionnels. Parmi, on retrouve le «naan» qui est confectionné uniquement pendant durant ce carême. L’express s’est rendu à la pâtisserie Nasrulla à Vallée-Pitôt où durant ce mois sacré pour les musulmans, ses propriétaires mettent de côté autres pâtisseries pour se consacrer à la cuisson du «naan.»

14h30, mercredi. Nous sommes à l’heure. Mais la préparation de «naan» a déjà démarré. «Désolé, nous avons dû commencer avant votre arrivée car nous avons eu des commandes», nous dit Nourman Goolamrassool, copropriétaire de la pâtisserie. Nous avons raté le début de la préparation, mais tant pis. Nous comprenons d’autant plus que nous avons appris qu’il y aura une longue file de clients vers les 16 heures.

 
 

Une chaleur de plomb émane du four en brique chauffé au feu de bois. C’est la deuxième fois de la journée que Nourman Goolamrassool et ses quatre employés s’attèlent à la cuisson du «naan». Chacun a une tâche spécifique. Et tout doit se faire avec rapidité. Plus tôt dans la journée, une première partie de ce «pain spécial» a été fabriqué. Après quoi, le personnel s’est accordé une petite pause.

Ainsi, au moment où nous sommes arrivés dans la «cuisine», un employé fait le transfert de la farine pétrie sur une table. Un deuxième employé s’attèle à installer la pâte avant qu’elle ne soit placée au four par un autre membre du personnel. Au bout de 10 minutes, ce dernier se chargera aussi de retirer les «naans» presque cuits afin qu’un quatrième employé les renversent pour les renvoyer dans le four pour moins d’une minute.

De nouveau retirés du four, Les «naans» sont dorés au ‘mantègue’ avant d’être recouverts rapidement d’une toile épaisse. «Il faut que les naans restent au chaud», explique Nourman Goolamrassool.

Si les «naans» nature et ceux au fromage sont cuits dans le four à brique, Nasrulla Goolamrassool, lui, s’attèle à la confection du «naan» au poulet dans un autre four électrique.

Cela fait plus de 20 ans que ces frères ont pris la relève de cette tradition instaurée par leur père Muslim. Et ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin…

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