Baisemain: deux ans après…

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Ce geste, s’il est bien fait, est beau, et revêt une importance certaine.

Ce geste, s’il est bien fait, est beau, et revêt une importance certaine.

Cela n’a duré que quelques fractions de seconde, mais l’image, immortalisée par le photographe de La Sentinelle, Yudish Ramkhelawon, restera dans les annales et dans les archives – et sur Internet. Elle ne serait pas si désuète, si l'on croit certaines rumeurs qui évoquent un rapprochement entre Bhadain et le clan Jugnauth. Serait-ce afin d'éviter une association du clan des rouges avec Bhadain ?

Le baisemain, coutume ancienne, a été remis au goût du jour par Roshi Bhadain. Ce geste, s’il est bien fait, est beau, et revêt une importance certaine. Historiquement, on retient l’image du vassal qui baisait la main de son seigneur au Moyen-Âge, et du croyant qui baise encore aujourd’hui l’anneau épiscopal. Puis, au fil des siècles, c’est devenu une pratique plus répandue, moins secrète. Et les hommes, en société, ont commencé à baiser la main des femmes en signe d’hommage, ou de soumission.

La photo, publiée en Une de l’express du jeudi 26 mai et qui a fait le buzz au Parlement et dans la rue, est digne d’une scène d’un film-culte de Coppola, «Le Parrain».

Ceux qui ont étudié la sémiologie de l’image vous diront qu’une photo cache beaucoup d’informations. Il faut donc savoir analyser l’image pour en saisir tous les sens. Dans un contexte donné.

Si on regarde bien la photo, on verra que Bhadain se soumet à Jugnauth junior mais que la main de ce dernier reste affligée, ne se refermant pas sur celle de Roshi Bhadain. Il y a comme un refus de l’allégeance ainsi exprimée. Il y a donc quelqu’un qui veut, et l’autre qui ne veut pas. À ce moment précis, le quémandeur sait qu’il n’est plus le maître de la situation…

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