Propos indécents dans une école: des parents réclament le transfert d’un «caretaker»

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Une des fillettes victimes de mots obscènes, en compagnie de sa mère.

Une des fillettes victimes de mots obscènes, en compagnie de sa mère.

Il aurait utilisé des mots déplacés, voire obscènes, à l’encontre de deux écolières de Grade 6 d’une école primaire de Port-Louis. Ce caretaker, qualifié de «pervers», aurait commis son forfait le mercredi 23 mai. Les parents des fillettes ont porté plainte à la police le lendemain. Le ministère de l’Éducation, de même que la Child Development Unit, a aussi ouvert une enquête. Pour l’heure, le présumé pervers n’a pas encore été inquiété par la police. Son transfert est réclamé par les parents des fillettes.

Les deux écolières, qui habitent Tranquebar, sont âgées de 10 ans et 11 ans respectivement. Elles sont dans la même classe. Leurs parents avouent avoir été choqués en apprenant ce qui était arrivé à leurs filles. La mère de la fillette de 10 ans explique que sa fille s’est plongée dans un mutisme inexplicable à son retour de l’école, mercredi. Un comportement qui est loin de lui être familier.

Pressée de questions, l’écolière a fini par avouer que «sa misié-la inn dir mwa bann zafer ofansan». Elle a affirmé qu’à une occasion, l’homme lui a fait voir des mots obscènes sur son téléphone portable. Et qu’une autre fois, alors que l’homme était venu surveiller la classe en l’absence de leur enseignant, il lui aurait fait des remarques à caractère sexuel. «Ma fille est bouleversée par ce comportement indécent», dit la mère.

Vu la proximité de sa fille avec l’autre fillette, la maman a appelé la mère de cette dernière pour lui faire part ce qui s’était passé. «Ma fille et son amie ne se quittent jamais.» L’autre mère est aussi choquée par la situation et s’est mise à interroger sa fille sur le comportement du planton. «Li dir mwa li gagn onté pou dir sa bann mo ki misiéla inn servi. Ces mots ne sont jamais prononcés chez nous, à la maison.»

Les deux mamans ont pris la décision de se rendre à l’école, jeudi, afin de mettre la maîtresse d’école au courant de cette affaire. Elles ont aussi parlé à la présidente de la Parent-Teacher Association. «On a parlé du cas et on nous a conseillé de porter plainte à la police.» Ce qu’elles ont fait, au poste de police de la rue Pope-Hennessy.

Contacté, Dinesh Seeharry, responsable de la cellule de communication du ministère de l’Éducation, confirme que le ministère s’est saisi de l’affaire. Il ajoute que la direction de la Zone 1 suit la situation de près, avec l’ouverture d’une enquête, et que des actions seront prises en fonction des retombées.

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