Parlement: après des débats houleux, le projet de loi sur le don d’organe voté

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 Le ministre de la Santé s’est emporté après les propos de Xavier-Luc Duval.

Le ministre de la Santé s’est emporté après les propos de Xavier-Luc Duval.

Rarement a-t-on assisté à des échanges aussi passionnés et houleux lors de l’exercice du committee stage d’un projet de loi. Cela s’est produit hier soir au Parlement lors du passage du Human Tissue (Removal, Preservation andTransplant) Bill au committee stage. Anwar Husnoo (photo) s’est même emporté.

Au cours de son summing-up, le ministre de la Santé a soutenu qu’un étranger ne peut être un donneur d’organe. Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval,lors d’un point de clarification, a demandé au ministre qu’il aurait préféré qu’il vienne dire qu’un étranger ne peut bénéficier d’un don d’organe et cela pour éviter toute appréhension d’un trafic d’organe.

Anwar Husnoo a maintenu ce qu’il a voulu dire. «So stupid», a lancé Xavier-Luc Duval. Rouge de colère, le membre du Muvman liberater s’est mis debout pour répondre au leader de l’opposition dans un brouhaha. Certains de ses amis parlementaires l’ont prié de garder son calme. Finalement, il a maintenu ses propos tout en ajoutant que la législation ne permettra pas à un Mauricien de donner son organe à un étranger.

Voté

Ce projet de loi a été néanmoins voté avec amendements, dont un proposé par Shakeel Mohamed lors de son intervention. Le mot «gratification» a été ajouté à côté du mot «paiement». Le député du Parti travailliste avait soutenu qu’un donneur peut recevoir un cadeau par exemple et cela n’aurait pas été un délit selon cette législation.

Ensuite, le mot «clinically» a été remplacé par celui de «brain». Comme l’a expliqué le ministre, également médecin, il y a une différence entre une personne «clinically dead» et «brain dead».

Plusieurs amendements ont été proposés par les membres de l’opposition. Celui de Kavy Ramano concernant les mineurs a causé beaucoup d’embarras au ministre Husnoo et même à d’autres sur les bancs du gouvernement. Le député indépendant a expliqué que le projet de loi ne fait pas mention du besoin de demander l’aval à un mineur pour donner un organe. Il a cité la législation de 2006 où mention est faite de demander à un mineur s’il accepte de faire don de son organe.

Durant son résumé, le ministre a indiqué que cette législation n’est qu’un premier pas et qu’il y a beaucoup à faire. S’il a affirmé que le pays dispose des infrastructures nécessaires, il a laissé entendre que le ministère devrait recruter un spécialiste dans la transplantation d’organe et mettre sur pied une équipe compétente. Il dit faire confiance au board qui sera mis sur pied et qui saura relever les défis.

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