Human Tissue (Removal and Transplant) Bill: suite et fin des débats vendredi

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Longue séance parlementaire, hier, mardi 22 mai. Les debats sur ce projet de loi ont pris fin à 23 h 55.

Longue séance parlementaire, hier, mardi 22 mai. Les debats sur ce projet de loi ont pris fin à 23 h 55.

Le Parlement siégera une seconde fois cette semaine, ce vendredi 25 mai. Cinq intervenants, dont Raffick Sorefan, doivent encore prendre la parole sur le Human Tissue (Removal, Preservation and Transplant) Bill. Par la suite, le ministre de la Santé, Anwar Husnoo, résumera les débats.

Hier, mardi 22 mai, à l’Assemblée nationale, au moins une dizaine d’orateurs sont intervenus sur ce projet de loi. Les débats ont d’ailleurs pris fin à 23 h 55. Le Deputy Chief Whip Ravi Rutnah s’est notamment fait remarquer en discourant pendant plus de 45 minutes, malgré les appels répétés de certains membres du gouvernement pour qu’il écourte son discours…

Reste que ce projet de loi n’a pas laissé insensible. Paul Bérenger a estimé qu’il faut du temps et surtout de la volonté politique pour mettre en pratique la loi sur le don d’organes. Une pratique qui, a-t-il dit, doit être encouragée.

«Il faut qu’il y ait des médecins spécialisés, un centre de donation spécialisé ainsi que les infrastructures adéquates, faute de quoi la loi restera lettre morte.» Paul Bérenger est également d’avis que le Chairperson du Tissue Donation, Removal and Transplant Board doit être nommé par le président de la République et non pas par le ministre de la Santé. Il affirme aussi qu’il faut «dépolitiser» le débat.

 «Le board sera appelé à trancher entre des filles et des garçons, entre des prisonniers et des personnes ayant des casiers judiciaires vierges, entre des jeunes et des personnes âgées, une personne aisée et une personne pauvre ou entre des personnes avec des tendances suicidaires et d’autres saines d’esprit.»

De son côté, Anil Gayan a livré un discours qui a été appré-cié par la majorité des membres de l’Assemblée hier soir. L’ancien ministre de la Santé a souligné qu’il faut dépassionner le débat car le don d’organes est «une question de vie, de mort et de vie après la mort».

Il a également mis en exergue les obstacles auxquels feront face les membres du Tissue Donation, Removal and Transplant Board. «Le but est de prolonger la vie. Mais le board sera appelé à trancher entre des filles et des garçons, entre des prisonniers et des personnes ayant des casiers judiciaires vierges, entre des jeunes et des personnes âgées, une personne aisée et une personne pauvre ou entre des personnes avec des tendances suicidaires et d’autres saines d’esprit», a expliqué Anil Gayan.

Raison pour laquelle, dit-il, il faut un régime juridique qui puisse répondre à ce genre de cas dans les plus brefs délais d’autant que les organes ont une durée de vie. «Il faut être pragmatique et réaliste aussi.»

Il a également mis l’accent sur la possibilité qu’une transplantation soit un échec. «Ce n’est pas un succès garanti. Un organe peut être rejeté et il faut sensibiliser les gens, les patients surtout.»

Quant à Arvin Boolell, il a tenu à féliciter le ministre de la Santé, Anwar Husnoo, pour avoir été à l’écoute des propositions qui ont été faites alors qu’il préparait le projet de loi. Le député rouge soutient que c’est le «meilleur cadeau en tant qu’humain que de pouvoir faire un don d’organes».

Le député du PTr a également souligné l’importance de préserver la confidentialité du choix de chaque personne. «Nous avons la liberté de choisir. La composition du board sera primordiale. Il faut que les membres soient indépendants.»

Sudesh Rughoobur s’est demandé quel est le but de la création d’un sous-comité, comme stipulé dans le projet de loi. «Ce comité aura-t-il le droit de prendre des décisions finales ou devra-t-il avoir l’aval du board?»

Guito Lepoigneur a, lui, émis le souhait que toutes les transplantations soient effectuées dans les hôpitaux pour éviter tout trafic d’organes. Il a plaidé pour une plus grande vigilance car il y a trop de disparitions à Maurice.

De son côté, Eddy Boissézon a réfuté les arguments de l’opposition à l’effet que le choix des membres du board est guidé par le ministre de la Santé. Selon lui, cela a toujours été le cas concernant la nomination des membres d’un board.

Reza Uteem a, pour sa part, indiqué, que depuis décembre 2014, il y a eu deux transplantations rénales dans les hôpitaux. D’ajouter qu’il n’y avait que deux chirurgiens spécialisés dans la transplantation rénale, mais qu’ils ont pris leur retraite. Et depuis, déplore-t-il, aucun spécialiste dans ce domaine n’a été recruté.

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