Prix des carburants: les taxes rapportent Rs 11 milliards

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Le prix de l’essence et du diesel est désormais de Rs 52 et Rs 41,90, respectivement, à la pompe.

Le prix de l’essence et du diesel est désormais de Rs 52 et Rs 41,90, respectivement, à la pompe.

La situation géopolitique, la baisse de la production du pétrole, l’appréciation du dollar… Autant de raisons avancées par le ministre de l’Industrie et du commerce, Ashit Gungah, pour expliquer la hausse du prix des produits pétroliers. Et la raison pour laquelle la situation est «hors du contrôle» des autorités.

Ce qu’il omet toutefois de dire, c’est que différentes taxes et contributions sont imposées pour chaque litre de carburant acheté. Déjà, alors que l’essence coûte Rs 19,48 et le diesel Rs 19,34 lorsqu’ils arrivent au port, ils sont revendus plus cher sur le marché. Soit à Rs 52 et à Rs 41,90 à la pompe, respectivement, depuis minuit, mardi 15 mai.

Si nous prenons en considération ces coûts imposés, avec en moyenne 224 millions de litres d’essence et 258 millions de litres de diesel importés par an, cela fait, selon nos estimations, un surplus d’environ Rs 11 milliards… qui vont dans les caisses de l’État.

Toutefois, lors de cet exercice, nous n’avons pas pris en considération la somme de 0,41 sous par litre de carburant pour le transfert de diesel et de l’essence à Rodrigues. Encore moins l’argent payé au détaillant.

Outre la taxe, il y a la contribution de Rs 4, imposée aux propriétaires de véhicules. Celle-ci, autrefois connue comme le «Build Mauritius Fund», a été incluse sous l’item «excise duty». Elle est utilisée pour le développement routier, la construction des facilités de stockage de produits pétroliers. Mais aussi pour le subside sur le riz, la farine et le gaz ménager.

Selon un consultant en énergie et en carburant, le gouvernement aurait pu enlever les Rs 4 de l’ex-«Build Mauritius Fund». «La State Trading Corporation aurait pu utiliser ses profits, qui sont énormes.»

Face à la presse, vendredi 18 mai, Navin Ramgoolam et Tania Diolle du Mouvement patriotique, se sont d’ailleurs montrés très critiques face à ces différents prélèvements. Alors que pour le leader du PTr, «gouvernman pé plume lépep», la candidate battue de la partielle au n°18, Belle-Rose–Quatre-Bornes, martèle : «Ou pa kapav met tax lor tax!»

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