Bissoon Mungroo est prêt à accueillir un casino à l’hôtel Manisa

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Bissoon Mungroo est connu comme l’organisateur des fêtes d’anniversaire de SAJ

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La State Investment Corporation (SIC) met les bouchées doubles. Cela, en vue d’ouvrir au plus vite deux casinos, un à Flic-en-Flac et un autre du côté de Belle-Mare. Des membres de la SIC sillonnent en ce moment ces deux parties du pays à la recherche d’un meilleur emplacement. Et ils ont fait une escale à l’hôtel Manisa, à Flic-en-Flac mercredi. Le propriétaire, Bissoon Mungroo, soutient qu’il est prêt à accueillir un casino… si la SIC veut bien lui allouer le contrat.

C’est son fils qui a reçu la visite des officiers de la SIC, confirme Bissoon Mungroo. «Ce n’est pas la première fois que nous sommes approchés pour tenir un tel projet. Mais, chaque fois, il n’y a pas eu de suite», lâche-t-il. Le propriétaire de l’hôtel Manisa confie qu’il a déjà dirigé une maison de jeu dans le passé, «avec une licence en bonne et due forme. Mais la taxe était trop chère. Mon casino se trouvait là où se tient actuellement la discothèque.» D’ajouter qu’à cette époque, cette région de l’Ouest n’était pas si développée.

Au cas où la SIC lui donne l’aval pour la mise en place d’un casino, Bissoon Mungroo souligne qu’il possède toutes les facilités requises pour l’opérer. «Je peux aménager un parking. Et mettre en place tout ce que le cahier des charges me demande.» Il envisage même de convertir sa salle de conférences en salle de jeu. Mais il précise qu’il ne compte pas faire cela «pou dipin diber. I need value for money».

Du côté de la SIC, Prem Beejan, le directeur général de la SIC, s’est dit surpris en apprenant que la SIC compte ouvrir une salle de jeu à l’hôtel Manisa. «Rien n’est encore joué. Nous sommes encore au stade préliminaire», a déclaré le directeur de la SIC. D'insister sur le fait qu’il n’y a aucun engagement. «Le management des casinos effectue des visites à Flic-en-Flac et Belle-Mare. Nous possédons déjà les licences pour y opérer. Mais nous recherchons l’emplacement adéquat. Et cela ne peut se faire avant les prochains six mois.»

Selon lui, ces décisions ne peuvent être prises à la va-vite. «Pour lancer un casino, il faut investir au moins Rs 125 millions. Un bon casino coûte cher.» Il reconnaît qu’avec le déficit que connaît les casinos de Maurice, il ne peut se permettre de jeter de l’argent par les fenêtres. «Nous avons comme objectif de ne pas licencier le personnel même s’il est en excès. La solution est donc de les faire travailler en ouvrant d’autres casinos.» Pour lui, à la longue, le problème de déficit sera chose du passé.

Pour revenir à ce projet du côté de l’hôtel Manisa, il faut remonter à quelques années de cela. L’ancien consultant des Casinos de Maurice, Rajah Pillay, avait déjà envisagé cette option. «J’avais ouvert les négociations avec le propriétaire de l’hôtel et la propriété de Médine. On avait envisagé d'ouvrir un casino à Cascavelle.» Selon ses recommandations, il avait demandé que le casino soit géré par la SIC Management Services Limited.

 Rajah Pillay avait aussi suggéré de changer l’entité du casino et de recruter le personnel parmi celui déjà existant. Or, les recommandations n’auraient pas été prises en considération en mars 2015. De faire ressortir que pour faire fructifier un casino, il ne faut pas d’ingérence politique.

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