Anil Gayan aux plaisanciers: «Mo krwar zot tou bizin onté»

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Le ministre du Tourisme, Anil Gayan, n’a pas mâché ses mots lors de la rencontre.

Le ministre du Tourisme, Anil Gayan, n’a pas mâché ses mots lors de la rencontre.

Consultation ou confrontation ? Anil Gayan a adopté la ligne dure face aux plaisanciers. C’était le vendredi 18 mai lors d’une séance de consultation autour des activités nautiques, à l’hôtel Hennessy Park, à Ebène. Une rencontre qui s’est tenue dans le sillage du récent accident à l’île-aux-Aigrettes.

«Mo krwar zot tou bizin onte kan zot trouv seki pe pase», a lancé le ministre du Tourisme après avoir écouté les doléances des plaisanciers pendant deux heures. Il faisait référence aux photos et vidéos illustrant une série de mauvaises pratiques en mer, de la part des skippers. Anil Gayan a par la suite cité les titres d’une série d’articles de presse concernant divers problèmes dans ce secteur.

Selon le ministre, ce n’est pas dans l’intérêt d’un gouvernement de «tuer une industrie». Pour devenir une économie à revenu élevé, «il faut avoir le sens de la discipline, être raisonnable dans tout ce que l’on fait».

Anil Gayan a raconté être allé dans des endroits où l’on fait des barbecues. «Il y avait des chiens assis à côté. Quand c’est répercuté sur les réseaux sociaux, cela entame l’image de marque de Maurice. Imaginez qu’un touriste tombe malade parce qu’il a été en contact avec un chien qui a la rage ou je ne sais quoi.»

Le ministre a ensuite abordé le sujet du gel des permis pour des plaisanciers. Le moratoire a été levé. Il a dit rencontrer beaucoup de jeunes qui souhaitent se lancer dans ce secteur. «Il faut démocratiser le secteur. C’est dans cet esprit que nous avons enlevé le moratoire. Il faut faire du tourisme inclusif, où tout le monde obtient sa part du gâteau. Sa mem nou pou market pou prosenn eleksion».

Alors qu’un brouhaha se fait entendre dans l’assistance, Anil Gayan répond : «Ou kapav dir seki ou anvi. Nous n’allons tolérer aucune infraction aux règlements.»

Le ministre a aussi déploré que parmi les doléances qu’il a reçues: le prix de la sortie en mer a changé en cours de route. «Mem si ou perdi, ou bizin respekte ou parol. C’est cela le professionnalisme.»

Cette consultation avait pour cadre la loi concernant le dolphin and whale watching. Une loi qui existe depuis 2012, mais qui n’est pas appliquée à cause d’une série de problèmes, dont la question des assurances pour les touristes. Ou encore les skippers qui «ne comprennent pas qu’il faut suivre les dauphins sans faire de vagues, tout en respectant une distance de 50 mètres».

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