Reconnu coupable de viol: «Je me suis montré très violent envers elle…»

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L’avocate du Parquet a demandé une peine maximale contre Jean Marie Didier Bauda.

L’avocate du Parquet a demandé une peine maximale contre Jean Marie Didier Bauda.

«Je sentais qu’elle perdait des forces et qu’elle avait peur de mourir. Je l’ai violée sur des feuilles mortes dans un bois. Je me suis montré très violent envers elle…» En cour intermédiaire, ce vendredi 18 mai, Jean Marie Didier Bauda, 31 ans, a été reconnu coupable de viol par les magistrats Raj Seebaluck et Niroshni Ramsoondar.

Ce décorateur intérieur faisait l’objet d’une accusation formelle en vertu de l’article 249 (1) et (1A) du Code pénal. Il a reconnu les faits qui lui étaient reprochés.

Sa déposition a été lue en cour intermédiaire, aujourd’hui. Jean Marie Didier Bauda avait expliqué avoir croisé une femme, qui était à vélo, le 5 juin 2016, à proximité de Mare-aux-Vacoas, à Plaine-Sophie. Il lui avait assené plusieurs coups au visage et à l’épaule avant de l’agresser sexuellement.

Dans sa déposition, le décorateur intérieur a indiqué que la victime avait essayé de crier à l’aider. Il l’en avait empêché. «Elle avait même tenté de faire un appel sur son téléphone portable mais j’ai jeté le téléphone.»

De son côté, la victime, une sportive, a raconté à la police qu’elle avait «l’habitude de prendre la route à Mare-aux-Vacoas et de descendre jusqu’à Case-Noyale». Alors qu’elle pédalait, elle dit avoir remarqué un motocycliste, en sens inverse, qui se dirigerait vers elle.

«Je respirais à peine et je croyais que j’allais mourir. Il m’a agressée avec une telle violence… Il m’a traînée dans une chasse pour me violer.»

«Il est descendu de sa moto et est venu vers moi. Il ne marchait pas trop vite et avait l’air d’avoir un handicapé. Tout à coup, il s’est jeté sur moi et je suis tombée. Mon pied gauche était coincé dans la pédale», a-t-elle déclaré aux enquêteurs. 

La victime soutient s’être débattue. Mais dès qu’elle a pu libérer son pied, elle dit avoir été rouée de coups. «Je respirais à peine et je croyais que j’allais mourir. Il m’a agressée avec une telle violence… Il m’a traînée dans une chasse pour me violer», a confié la victime.

Après le viol, elle a pu s’enfuir en traversant les bois avant de plonger dans un lac de plus de 200 mètres. «Mon agresseur portait un casque. Du coup, je ne peux l’identifier.»

Bien qu’il n’ait pu être identifié par la victime, Jean Marie Didier Bauda, qui a passé 664 jours en détention dans le cadre de cette affaire, a quand même été reconnu coupable. Appelé à la barre, il lui a présenté ses excuses.

Toutefois, la police a produit ses antécédents. Et il s’avère que cet habitant de Vacoas n’en est pas à sa première agression. En 2002, il avait été reconnu coupable d’attentat à la pudeur. Il avait écopé de trois ans de prison.

L’avocate du Parquet a, dans sa plaidoirie, souligné que la Cour doit lui infliger une peine maximale. «Despite his guilty plea, no leniency should be shown and a maximum sentence should be imposed in order to send a strong signal.» Pour elle, une lourde peine d’emprisonnement permettra de protéger les femmes contre l’accusé. 

Me Tony Gukhool, qui représente Jean Marie Didier Bauda, soumettra sa plaidoirie le 14 juin.

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