Afsar Ebrahim accusé d’entente délictueuse: place aux plaidoiries

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Il est reproché à Afsar Ebrahim d’avoir empoché Rs 22 millions en commission et vendu des terrains à des étrangers.

Il est reproché à Afsar Ebrahim d’avoir empoché Rs 22 millions en commission et vendu des terrains à des étrangers.

Il est assigné comme accusé n°2 dans le procès intenté à l’Indien, Vikram Chopra. Afsar Ebrahim, haut cadre dans la firme d’expert-comptable BDO, sera fixé sur son sort le 25 juillet. Entretemps, son avocat, Me Hervé Duval, a fait sa plaidoirie ce mercredi 16 mai, en cour intermédiaire, devant la magistrate Niroshini Ramsoondar.

Il est reproché à Afsar Ebrahim d’avoir contourné la Non Citzen Restrictions Property Act, en vendant des terrains de l’État à des étrangers. Il est aussi accusé d’avoir empoché Rs 22 millions en commission.

Dans sa plaidoirie, Me Hervé Duval, a souligné que son client est accusé de conspiration et non de «wrongful act». «C’est de la conspiration de commettre quelque chose d’illégal. Is there evidence about the client’s wrongful act ?» a-t-il demandé.

Sous la seconde accusation, il est reproché à Afsar Ebrahim et ses partenaires d’avoir détourné Rs 22 millions issues de la vente d’un terrain de l’Etat de 128 arpents à Vallée-des-Prêtres.

Les faits remontent à 2008. L’ancienne partenaire d’affaires de Vikram Chopra, Reema Shetty, une ressortissante étrangère, avait déclaré que son associé avait détourné les 60 400 000 USD qu’elle lui avait remis pour investir dans un projet d’Integrated Resorts Scheme (IRS). Elle n’avait toutefois pas porté plainte contre Jean Marc Harel et Afsar Ebrahim, qui travaillait pour l’ancienne firme de services-conseils De Chazal Du Mee (DCDM).

Touché Rs 22 millions

Afsar Ebrahim avait pour tâche principale d’aider la plaignante dans ses recherches pour investir dans un projet d’IRS. La firme DCDM aurait, elle, identifié ledit terrain de 128 arpents.

La cour reproche à Afsar Ebrahim d’avoir touché les Rs 22 millions comme commission dans cette transaction. Mais celui-ci et Jean Marc Harel avaient eux-mêmes révélé la somme perçue dans le Receipts & Payments Accounts of the Receivership. Ils avaient expliqué cela à la police à l’époque. De plus, ce paiement a été approuvé par la banque et des actionnaires de la compagnie le Hameau Ltd qui se trouvait en liquidation.

Mercredi en cour, Me Hervé Duval, a affirmé que la poursuite s’est appuyée sur la déclaration d’Afsar Ebrahim et n’a pas de preuves pour le contredire dans cette affaire.

Pour rappel, suivant le décès du co-accusé Jean Marc Harel, Me Hervé Duval avait logé une motion de «no case to answer» pour Afsar Ebrahim et la cour avait accédé à cette demande en octobre 2014, rayant ainsi deux charges qui pesaient sur son client. Le Directeur des poursuites publiques avait fait appel contre cette décision et avait eu gain de cause.

La poursuite est représentée par Me Mehdi Manrakhan.

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