Bangladais accusé d’attentat à la pudeur: le haut-commissaire par intérim appelé à la barre

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Le Bangladais, qui est poursuivi devant la cour intermédiaire, a plaidé non coupable.

Le Bangladais, qui est poursuivi devant la cour intermédiaire, a plaidé non coupable.

Le Bangladais Arman Mohammad Mullah fait l’objet d’une accusation d’attentat à la pudeur sur une fillette de 9 ans. Or, son avocate conteste l’admissibilité de sa déposition. Faisant remarquer que celle-ci avait été écrite en bengali par un interprète qui n’est pas officiellement enregistré. Et hier, mercredi 16 mai, en cour intermédiaire, le haut-commissaire par intérim du Bangladesh a été appelé à témoigner.

Il a dû fournir des éclaircissements sur les procédures à suivre pour désigner un interprète. Interrogé par Me Dzedhaan Bhatoo, du State Law Office, le haut-commissaire par intérim du Bangladesh a expliqué que des requêtes sont normalement adressées au haut-commissaire afin de retenir les services d’un interprète. «On ne maintient aucune communication avec l’interprète et à la suite d’une demande, on ne fait que référer un interprète.»

Le haut-commissaire par intérim a également concédé qu’il n’y a pas d’interprète officiel. «Les procédures consistent à désigner quelqu’un qui est connu à des fins de traduction.»

Contre-interrogé par Me Poonum Sookun, qui représente la défense, le témoin a déclaré qu’il ne peut dire si l’interprète Mohammad Nazmul Bashar a agi de façon impartiale ou non. «Mais il n’y a eu aucune plainte contre lui», devait-il ajouter.

Enquête mal menée

Me Poonum Sookun n’a, de ce fait, par insisté avec sa motion contestant l’admissibilité de la déposition de son client. Lors de la  précédente audience, elle avait avancé que l’enquête avait été mal menée car c’est l’interprète qui a écrit et pris le «statement» de son client, au lieu de la police.

Cette affaire remonte à 2011. L’accusé, alors âgé de 34 ans, aurait commis un acte indécent sur la fillette âgée de 9 ans, à Riche-Terre. Ce Printing Machine Operator aurait récidivé le 19 janvier 2014 et aurait obligé la fille à regarder un film à caractère pornographique sur son téléphone portable. 

Dans un premier temps, deux accusations de «causing a child to be sexually abused» avaient été déposées contre le Bangladais. Elles avaient par la suite été modifiées en une charge d’attentat à la pudeur. L’habitant de Riche-Terre a plaidé non coupable.

Le procès se poursuivra le 20 juin.

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