Consommation: le boutiquier vendait des produits périmés

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Le procès s’est déroulé devant la cour de Grand-Port.

Le procès s’est déroulé devant la cour de Grand-Port.

Destinait-il des produits périmés à la vente ? Ce boutiquier exerçant à Mahébourg affirme que non. Il a toutefois été reconnu coupable par le magistrat Rishi Hardowar la cour de Grand-Port.

En novembre dernier, des boîtes de conserve et autres produits avaient été saisis dans son commerce. Le boutiquier âgé de 53 ans faisait l’objet d’une accusation de «exposing for sale canned food whose package is so damaged as to no longer ensure protection of its contents from contamination and deterioration», en vertu de l’article 16(3) de la Food Act.

Lors du procès qui a été intenté par le ministère de la Santé, deux témoins ont été appelé à la barre. L’un d’entre eux a expliqué que le

que le 27 novembre 2017, une inspection a été effectuée chez le boutiquier. Lors de cet exercice, des produits et conserves se trouvant sur des étagères ont été saisies, dont des maquereaux en boîte de la marque Leader. Selon le témoin, les produits exposés dans la boutique étaient périmés.

De son côté, la défense a fait valoir que ces produits n’étaient pas destinés à la vente. Expliquant qu’il y avait un protocol avec les distributeurs pour les échanger.

Après avoir écouté les arguments des deux parties, le magistrat a décortiqué la Food Act 1998, qui stipule que celui qui importe, prépare, fournit, distribue ou vend un produit qui est frelaté commet une offense. «Un microbiologiste alimentaire doit certifier que les aliments exposés à la vente sont périmés.» Ce qui a été fait. La présence d’un corps étranger, soit une limace, a d’ailleurs été découverte dans un échantillon.

«La Cour a eu l’occasion d’évaluer les boîtes de conserve et estime que les emballages des produits sont sérieusement endommagés, déformés et très rouillés», a fait ressortir le magistrat Rishi Hardowar. Il souligne que la défense n’a pas fourni assez d’élément pour prouver que les produits n’étaient pas destinés à la vente. «La poursuite a pu prouver la culpabilité du boutiquier.»

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