Siddick Maudarbocus s’en va en guerre contre l’industrie pharmaceutique

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Un docteur qui met en cause le «big pharma». L’argumentaire de Siddick Maudarbocus est tout sauf mesuré. Parallèle choc. Au bout de 30 ans de pratique, le médecin lance : «When we talk about the big pharma companies attitude, I’m thinking about the arms industry. The guys making guns, Kalashnikovs-they’re telling you: you’re buying it from me but I’m not telling you to go and shoot your neighbours or your kids in schools. Big pharma is doing the same thing.»

Nous pensions tomber sur une biographie, l’histoire d’une vie ponctuée par des anecdotes de consultation. Celle de Siddick Maudarbocus, dans Patients Patents & Pills How wellness can save your life. Si anecdotes il y a, l’ouvrage, lancé la semaine dernière, relève davantage du plaidoyer en faveur des médecines alternatives. Notamment l’acupuncture. Et une spécialité : auricular acupuncture, en d’autres mots, des aiguilles dans les oreilles.

Comment le patron de la Health & Wellness Clinic aux Mariannes en est-il arrivé là ? Lui, le fils d’un assistant commissaire de police, qui a connu une enfance heureuse. Avant d’aller étudier la médecine traditionnelle en GrandeBretagne. C’est ce que nous raconte de manière chronologique, le biographe de Siddick Maudarbocus, le journaliste et auteur britannique Nicholas Claxton.

L’auteur résume en prologue, «This book is about the power of healing and hope. It’s also about how modern medicine sometimes fails the very people it is supposed to help. But above all, it’s about how one man’s faith and sense of mission triumph over terrible odds.»

Une fois que le biographe a transformé son sujet en héros des temps modernes, s’avance Siddick Maudarbocus le globe-trotter. De l’Angleterre ou il pratique, en 1986, il répond à une offre d’emploi au Tchad. L’employeur: la multinationale pétrolière américaine Exxon. Pourquoi quitter l’Angleterre pour un pays africain enclavé ? Aucune raison personnelle n’est avancée. À la place, le biographe nous embarque dans des explications ardues du contexte géopolitique de l’époque. Gouvernement conservateur de Margaret Thatcher, catastrophe de Tchernobyl, guerre civile au Tchad. Au milieu de tout cela, un Siddick Maudarbocus candide qui dit : «I remember saying this is my destiny.»

Là où l’histoire prend de l’étoffe, c’est quand le médecin confie qu’entre le manque d’eau potable, les pénuries et le cauchemar sanitaire de la saison des pluies, son travail n’est pas seulement de guérir les patients mais aussi de veiller à la santé du personnel soignant.

Le véritable tournant de l’épisode tchadien, c’est ce commandant qui a reçu plusieurs balles. Il affirme devoir son salut aux amulettes attachées à son bras droit. «To Siddick’s British-trained mind, this was totally perplexing (…) From then on, Siddick’s ‘antenna’ was scanning the atmosphere and picking up manifestations of healing that he believed could be from a psychic or spiritual source.»

Prochaine escale, le Sri Lanka et la maîtrise des aiguilles. Un parcours initiatique pour le docteur revenu des méthodes traditionnelles. Décidément pas tendre envers certains de ses confrères, Siddick Maudarbocus raconte : «When I started in medecine in Mauritius in the 1980’s, we had a category of doctors who were working mostly in private practice and had become legends (…) as all their patients were always satisfied. But when you take a closer look at the way they practiced medicine (…) giving for most conditions an antibiotic, a cortisone-based medication, one or two painkillers and an anti-pyretic-so it’s like a shotgun approach to healing.»

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