Mauriciens à Beijing: Elvin Sunathree aspirant entrepreneur en Chine

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Elvin Sunathree a suivi des cours de mandarin.

Elvin Sunathree a suivi des cours de mandarin.

Il n’a que 23 ans. Et a pris le pari de se lancer dans des études supérieures en terre inconnue. En Chine. Pour pouvoir, à terme, lancer sa propre entreprise. En portant son choix sur ce pays, Elvin Sunathree a misé sur le cheval gagnant. Car la Chine encourage les start-ups, sans compter qu’elle inonde le marché mondial avec du Made in China.

C’est au Beijing Institute of Technology que le jeune homme a posé ses valises. «La Chine connaît un succès fulgurant au niveau commercial et il y a pas mal d’opportunités pour les étrangers, en particulier les bilingues», confie d’emblée Elvin Sunathree.

Loin de rester en mode repérage, il s’est du reste inscrit à diverses conférences dès son arrivée. Et a visité plusieurs entreprises locales. «Il y a de quoi trouver l’inspiration pour des projets de développement à Maurice, surtout dans le secteur de l’énergie verte.»

Première découverte, premières impressions. Tout est «impressionnant», dira-t-il. Rien que la ville de Beijing, avec ses millions d’habitants, le fascine. «J’ai réalisé à quel point Maurice est un petit pays. Voir une aussi grande ville, avec tout ce monde dans les stations de métro le matin, est intimidant.»

La technologie au quotidien l’est tout autant. «Dites-vous bien que votre survie même dépend de la technologie à Beijing. Toutes les transactions se font en quelques secondes grâce à WeChat ou Alipay. Il suffit de scanner le QR code. J’ai été très impressionné par la rapidité de l’Internet 4G ici.»

Les applications disponibles en Chine n’ont désormais plus de secret pour lui. Une virée en ville ? Pas de souci : WeChat map ou Baidu map suffiront. à la recherche d’un restaurant ? Cinéma ? Un bar ? Tout est répertorié. «Mon application favorite est ‘waimai’. Elle me permet de voir les restaurants de ma région et leurs menus. L’on peut même commander et se faire livrer rapidement sans passer un coup de fil.»

Le mode de transport l’a également conquis : les «shared bikes». Elles sont partout en ville et sont pratiques pour des déplacements sur de petits parcours, explique cet habitant de Saint-Paul, à Phoenix.

Mais sa plus grande appréhension avant son arrivée en Chine était la langue. La Chine étant unique en son genre avec ses traditions, sa langue et sa calligraphie, s’intégrer est un véritable défi. Que le jeune homme a eu vite fait de relever. «Les gens sont sympathiques et sont prêts à aider. Bien entendu, comme dans tous les pays, certains peuvent essayer de tirer avantage des étrangers. Il faut toujours être sur ses gardes.»

Au final, Elvin Sunathree a suivi des cours de mandarin. «Je peux maintenant me débrouiller pour les choses basiques, comme prendre un taxi ou faire des achats.»

Son meilleur souvenir jusqu’ici ? Les préparatifs pour le Nouvel an chinois. «La coutume veut que tout le monde prépare des dumplings. Les rues sont quasiment désertes, tous sont à la maison à les préparer. Il y a aussi la coutume de mettre une pièce dans un des dumplings. Les invités devront alors remettre de l’argent à celui qui la trouvera…»

Pour Elvin Sunathree, l’Empire du milieu vaut largement le détour. En attendant, s’il est bien parti pour atteindre son ambition, il aura aussi réalisé un de ses rêves : découvrir la Chine.

Laetitia Melidor (de Beijing)

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