Cybercriminalité: les autorités veulent jouer à Big Brother

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Surveiller les données sur la Toile et sévir en cas de délits commis en ligne. Ce sont là quelques-uns des pou- voirs qui devraient bientôt être conférés à la Computer Emergency Response Team Mauritius (CERT-MU). Le ministère de la Technologie, de la communication et de l’innovation a soumis cette semaine une sé- rie d’amendements à la Computer Misuse and Cybercrime Act de 2003 en ce sens.

Actuellement, la CERTMU reçoit les plaintes du public. Mais suivant la mise sur pied du Mauritian Cybercrime Online Reporting System, le ministère souhaite que la CERTMU fonctionne comme les autres CERT dans le monde. Soit qu’elle devienne une enti- té d’enquête et de surveillance. Elle pourra invoquer son droit pour avoir accès à des ordinateurs ou aux informations détenues par des fournisseurs d’Internet.

Si un opérateur de télé- phonie ou un individu, entre autres, refuse de s’y plier, il pourra être poursuivi. Sous cet article, il risque une amende de Rs 50 000 et une peine de prison de cinq ans. Et, à travers un Preservation Order, la police ou autre autorité peut ré- clamer la saisie d’ordinateurs et d’appareils détenant des données sensibles.

De plus, sous la présente ébauche proposée, la CERTMU aura le pouvoir de scanner le cyber espace pour analyser les activités illégales commises sur le territoire de Maurice. L’État veut aussi empêcher toute intrusion et piratage des infrastructures informatiques critiques.

Cette révision, qui devra être examinée par le bureau de l’Attorney General, permettra à Maurice de s’aligner sur la convention de Budapest sur la cybercriminalité et la convention de l’Union africaine sur la protection des données.

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