Profs suspendues au collège Lorette: «C’est un complot», martèle le syndicaliste Gopee

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Les syndicalistes étaient face à la presse, ce mercredi 9 mai.

Les syndicalistes étaient face à la presse, ce mercredi 9 mai.

Trois mois déjà. Le 5 février, trois enseignantes du collège Lorette de Quatre-Bornes ont été suspendues pour avoir refusé de remplir la fiche de présence de leurs élèves. Et toujours pas de dénouement en vue. Raison pour laquelle une manifestation sera organisée, le 28 mai, devant les portes de l’établissement.

Annonce de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) et la Secondary and Preparatory School Teachers and Other Staff Union (SPSTOSU), ce mercredi 9 mai. Les présidents des deux syndicats, Naraindranath Gopee et Lysie Ribot, respectivement, étaient face à la presse.

Naraindranath Gopee s’est attardé sur le rôle de Private Secondary Education Authority (PSEA). Le directeur Shiv Luchoomun avait annoncé la mise sur pied d’un comité disciplinaire. Or, le syndicaliste estime que l’organisme aurait dû prendre position contre la suspension, qu’il qualifie d’«illégale», de ces trois enseignantes de mathématiques, de français et d’espagnol.

Naraindranath Gopee dit avoir sollicité la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, sur ce cas. En vain. Il soutient, en outre, avoir envoyé plusieurs correspondances à la PSEA. Celles-ci sont restées lettres mortes. Ce qui l’amène à la conclusion qu’il s’agit d’«un complot orchestré entre le ministère de l’Éducation, la PSEA et le collège Lorette de Quatre-Bornes».

Suspension illégale

La FCSOU, poursuit Naraindranath Gopee, a alerté le ministère du Travail ainsi que la Commission de conciliation et de médiation (CCM). Il n’en démord pas, la suspension de ces trois enseignantes, dont une syndicaliste, est illégale. «Elles ont été informées de ce qui leur est reproché plus de dix jours après les faits. Ce qui est contraire à la loi, qui stipule que le délai est de dix jours.»

Le syndicaliste ainsi que Lysie Ribot s’insurgent, par ailleurs, du fait que dans la lettre de suspension adressée aux trois enseignantes, il y a clairement une menace de licenciement. Ce qui est contraire à l’article 38 de l’Employment Rights Act, font-ils ressortir.

Ce n’est pas tout. Au dire de Lysie Ribot, les managers auraient également envoyé une lettre de menaces à la SPSTOSU. «Ils nous ont menacés de poursuites.» Or, souligne-t-elle, il ne faudrait pas que les managers des collèges privés «se trompent d’ennemi».

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