Un couple réclame Rs 10 millions à la police et à l’État pour maltraitance et saisie d’articles

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Le couple Bhugaloo et Korim-Boccus se serait rendu au quartier général de la police pour comprendre pourquoi leur sac avait été saisi, le 9 avril 2018.

Le couple Bhugaloo et Korim-Boccus se serait rendu au quartier général de la police pour comprendre pourquoi leur sac avait été saisi, le 9 avril 2018.

Rs 10 millions conjointement. C’est le montant que réclame le couple Mohammad Ridwan Bhugaloo et Rizwana Korim-Boccus au caporal Raj Seewoopal de la Criminal Investigation Division de Port-Louis Sud, au commissaire de police (CP) et à l’État. Ils leur ont fait servir une mise en demeure, le mardi 8 mai, par l’entremise de Me Erickson Mooneapillay et de l’avoué Roshan Rajroop, réclamant une compensation pour maltraitance et saisie illégale de leurs articles,

Les deux plaignants sont détenteurs d’un permis pour la distribution d’articles. Ils racontent qu’ils étaient en route pour distribuer leurs produits, dont des vêtements, à un client, le 9 avril dernier. «On était à moto et on s’est arrêté à la rue John Kennedy, à Port-Louis, pour nous acheter à manger. C’est là qu’on nous a appris qu’un homme a pris le sac dans lequel il y avait nos articles. Ce sac était accroché à notre moto», soutient le couple.

Après avoir obtenu l’identité de la personne, ils ont appris que c’était le caporal Raj Seewoopal. «On est allé au quartier général de la police pour s’enquérir de la situation et là, on a vu notre sac au sol. On a demandé au défendeur la raison pour laquelle il avait pris ce sac mais il s’est montré agressif et arrogant. J’ai reçu une gifle et le policier a menacé de me donner un coup de poing. Il m’a dit : ‘kan to al lakour, to dir mazistra monn pran li», affirme Mohammad Ridwan Bhugaloo.

Alors que Rizwana Korim-Boccus aurait également demandé des explications, elle allègue avoir subi des jurons et des quolibets. Elle dit avoir enregistré l’incident à l’aide de son téléphone portable. Les deux plaignants affirment avoir eu une réunion le lendemain avec le surintendant de police Feroz Parouty, en présence du caporal Raj Seewopal, Selon les dires des plaignants, il aurait été décidé que le sac leur serait remis à condition qu’ils enlèvent l’enregistrement vidéo posté sur les réseaux sociaux.

Mohammad Ridwan Bhugaloo et Rizwana Korim-Boccus estiment avoir subi une maltraitance et un déshonneur. «The ill-treatment and illegal seizure have shamed, belittled and disgraced them in the eyes of families, friends and the community», dit Me Mooneapillay dans sa plainte.

Estimant que les trois défendeurs, parmi eux le CP, dont dépend le caporal Seewoopal, ont commis une faute et ont causé des dommages et des préjudices à leur l’encontre, les plaignants leur réclament donc des dommages de Rs 10 millions.

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