Plaisance Shopping Village opère sans «fire certificate»

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Le nouveau centre commercial, situé à Rose-Belle, a ouvert ses portes le mercredi 25 avril.

Le nouveau centre commercial, situé à Rose-Belle, a ouvert ses portes le mercredi 25 avril.

Un bâtiment qui requiert un fire certificate ne peut être utilisé en l’absence dudit document. C’est ce que stipule l’article 19 (5) de la Mauritius Rescue and Fire Service Act. Et pourtant, le nouveau centre commercial Plaisance Shopping Village, situé à Rose-Belle, a ouvert ses portes le mercredi 25 avril, sans fire certificate.

Sollicité, le Chief Fire Officer, Louis Pallen, confirme que le complexe Plaisance Shopping Village ne dispose pas de fire certificate. «Des inspections ont déjà été faites, cependant. Mais on attend de recevoir le paiement pour l’émission du certificat», dit-il. Mais, selon nos recoupements au sein de la Fire Safety Division, la lettre n’a pas encore été émise au promoteur, Apavou Immobilier Limitée.

Que peut faire le service des pompiers ?

De quel recours dispose le Mauritius Rescue and Fire Service ? «S’il y a une plainte par rapport aux normes de sécurité ou que nos officiers constatent que les locaux sont occupés alors qu’ils ne disposent pas encore de fire certificate, on avertit les autorités concernées. Car le Mauritius Rescue and Fire Service n’est pas mandaté pour stopper ces opérations», explique Louis Pallen.

Il nous revient, par ailleurs, que des travaux électriques sont toujours en cours au centre commercial. Chose que nous confirme le directeur général d’Apavou Immobilier Limitée, San Cooroopdass. Toutefois, il nie le fait que Plaisance Shopping Village ne soit pas en règle en ce qui concerne la détention du fire certificate.

Au niveau de la Fire Safety Division, on affirme qu’un fire certificate n’est émis qu’après l’achèvement des travaux ou qu’après satisfaction que toutes les recommandations ont été appliquées.

Une nouvelle unité pour manier les produits dangereux

La Hazardous Material Incident Response Unit ou HAZMAT Unit. Cette nouvelle unité verra bientôt le jour au sein du Mauritius Fire and Rescue Service. Après l’Aerial Firefighing and Rescue Unit, la Rope Rescue Unit et la Swift Water Rescue Unit, la HAMZAT Unit sera le quatrième département sous la Special Operations Division.

Ses champs d’intervention : des incendies impliquant des produits chimiques et nucléaires. Si, à ce jour, les soldats du feu n’ont eu affaire qu’à des incidents et incendies mineurs, le Mauritius Fire and Rescue Service veut parer à toute éventualité. «Il est vrai que toutes les entreprises qui utilisent des produits dangereux sont régies par la Dangerous Chemicals Control Act. Malgré toutes les précautions qu’on pourrait prendre, l’erreur est humaine», affirme Louis Pallen.

La direction a déjà entrepris les démarches pour l’acquisition de véhicules équipés pour ce type d’intervention. Idem pour la combinaison qui sera portée par les sapeurs-pompiers, celle utilisée en général n’étant pas nécessairement appropriée aux produits dangereux.

Les sapeurs-pompiers deviennent ambulanciers

Ils ne font pas qu’éteindre le feu. Ils prodiguent aussi les premiers secours aux victimes d’accidents ou d’incendies. Bientôt, certains sapeurs-pompiers deviendront des ambulanciers. C’est un projet du Mauritius Fire and Rescue Service.

Sollicité par l’express, le Chief Fire Officer, Louis Pallen, explique que lors des sauvetages en milieu périlleux, après avoir dispensé les premiers soins, les soldats du feu évacuent les victimes vers l’hôpital si cette démarche n’affecte leur état de santé. Au cas contraire, ils doivent attendre la venue de l’ambulance. «Nous voulons offrir, dans un premier temps du moins, un service qui se situe entre les premiers soins et ceux d’un infirmier urgentiste.»

Commencer modestement

Le Mauritius Fire and Rescue Service est en pourparlers avec le ministère de la Santé, en vue d’avoir des ambulances et de former le personnel. «On va commencer modestement, avec quelques ambulances seulement.» Une nouvelle unité sera créée pour opérer dans ces ambulances.

À la base, tous les sapeurs-pompiers ont suivi une formation en premiers soins avancés. «Mais, ce n’est pas approprié que ce soit les sapeurs-pompiers effectuant des sauvetages qui prodiguent aussi des soins aux victimes. Ils perdent du temps à enlever leurs équipements pour donner les soins requis. Si on a une équipe qui est déjà outillée pour, c’est mieux.»

Louis Pallen parle d’un service tel qu’on le connaît à l’étranger. «Peut-être que les sapeurs-pompiers secouristes étaient d’abord des soldats du feu. Quoi qu’il en soit, nous allons solliciter l’aide de formateurs étrangers pour la mise sur pied de ce projet.»

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