Ils vivaient sous un pont: Pricila et Bruno aidés par un bon Samaritain

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(Photo d’illustration) Les enfants du couple ont été placés sous la responsabilité de la Child Development Unit.

(Photo d’illustration) Les enfants du couple ont été placés sous la responsabilité de la Child Development Unit.

Ils avaient tout perdu. Leur maison, leurs enfants… Mais la vie semble donner une seconde chance à Pricila et Bruno Henriette. Ils ont pu se trouver une maison. Prochaine étape: retrouver leurs enfants placés sous la responsabilité de la Child Development Unit.

Six mois. C’est le temps que le couple Henriette a passé sous un pont. Pricila, son époux Bruno et leurs trois enfants âgés de 16, 8 et 7 ans ont été expulsés de leur maison en avril 2017 pour ne pas avoir payé de loyer. Commence alors leur calvaire.

En effet, la petite famille et leurs affaires sont baladés de maison en maison, étant hébergés par des proches. «Mais j’ai réalisé que ce n’était pas une vie pour mes enfants. Nous avons alors posé nos valises à Cité la Cure, dans la zone crownland», relate la mère de famille.

Mais les ennuis sont loin d’être terminés. Pricila tombe malade et doit être hospitalisée durant des semaines. «Je n’arrivais pas à m’adapter à cet endroit, en raison de l’insalubrité et du climat du Nord. Mo pa kapav resté kan éna gro soley», explique Pricila. Elle raconte que pendant son hospitalisation ses trois enfants «ti pé fer boukou mové». «Enn zour, zot ti pé fer tro mové, mo misié inn donn enn ladan enn kout sintir. Et les choses ont empiré. Les voisins ont appelé la Child Development Unit, qui a pris mes enfants», poursuit Pricila.

Le couple décide de se trouver un nouveau refuge. Ils atterrissent dans un shelter. Mais ont du mal à s’acquitter du paiement de Rs 2 000 par mois. Pricila étant souffrante, son époux est le seul gagne-pain. «Pendant que moi j’étais dans le shelter, mon mari, lui, dormait déjà sous un pont à Eau-Coulée. Je l’ai rejoint là-bas», confie-t-elle.

«Nou travay lazourné. Aswar nou koumans gagn traka. Sirtou kan éna lapli.»

Au final, le couple Henriette passe plus de six mois sous ce pont. Et cela, qu’il pleuve ou qu’il vente. «Nou travay lazourné. Aswar nou koumans gagn traka. Sirtou kan éna lapli. Nous ne fermions même pas l’œil. Cela devenait infernal», expliquet-elle. Une situation stressante qui affecte davantage l’état de santé de Pricila. Elle est hospitalisée à plusieurs reprises.

Toutefois, les Henriette peuvent souffler un peu. Cette semaine, un bon samaritain leur est venu en aide. «Enn madam finn donn mwa enn lakaz pou viv gratwitman. Ziska ki mo truv mieu», explique-t-elle. Quid de ses enfants ? Elle doit résider dans une maison de deux chambres pour que la Child Development Unit lui rende ses enfants. Entre-temps, Pricila soutient qu’elle va les voir régulièrement. «Mo pa finn abandonn zot, zamé mo pou abandonn zot. Kouma mo réfer, prémié zafer mo pou al pran zot. Zot anvi rétourné», dit-elle.

Pour l’heure, Pricila et Bruno s’attellent à la tâche pour reconstruire leur foyer. Chose qui n’est pas facile, comme ils ont perdu tous leurs effets personnels lors des va-et-vient. Toute aide du public est bienvenue. Le couple recherche, notamment, une bonbonne de gaz et un matelas, pour pouvoir cuisiner et reprendre un semblant de vie.

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