Élections générales: le pays sera-t-il appelé aux urnes en 2019 ou 2020 ?

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(Photo d’illustration) La date limite pour les élections est donc vers mi-mai 2020.

(Photo d’illustration) La date limite pour les élections est donc vers mi-mai 2020.

À quand sont prévues les prochaines élections générales ? Les paris sont ouverts depuis les rassemblements du 1er-Mai, où les partis de l’opposition ont prédit l’imminence de cette échéance. Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, croit savoir que les élections se tiendront dans un an exactement, soit après la fête du Travail.

Même son de cloche au niveau du Mouvement patriotique et son président Alan Ganoo. En revanche, le leader du MMM, Paul Bérenger, prévoit, lui, que le Parlement sera dissous au plus tard décembre 2019, car les élections générales ne peuvent être renvoyées.

Pour reprendre ce raisonnement, si la dissolution du Parlement intervient au plus tard le 21 décembre 2019, soit cinq ans après la première session de cette présente Assemblée (NdlR, elle a eu lieu le 22 décembre 2014), les législatives se tiendront en 2020. Selon les provisions de la Constitution, le gouvernement dispose de 150 jours pour l’organisation du scrutin. La date limite pour les élections est donc vers mi-mai 2020.

Si l’opposition souhaite ce retour aux urnes le plus rapidement possible, du côté du gouvernement, rien ne presse. Pour avoir des chances d’être réélue, la majorité voudra tabler sur un bilan flatteur concernant les projets d’infrastructures, surtout le Metro Express.

D’ailleurs, du côté du Bâtiment du trésor, le timing pour le scrutin n’a pas été finalisé, d’autant plus que la décision du Conseil privé dans l’affaire MedPoint, devrait peser sur l’avenir politique du Premier ministre. En tout cas, il n’est pas question de renvoi pour l’heure, précise une source.

Qui plus est, les provisions de la Constitution empêcheraient de telles dérives. L’observateur Sydney Selvon explique que la section 47 (3) de la Constitution rend tout renvoi pratiquement impossible, car dans cette éventualité, elle prévoit l’organisation d’un référendum pour gagner trois quarts de l’électorat et une majorité de 100 % des députés. Une provision mise en place expressément, dit-il, pour rendre tout renvoi impossible.

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