Meurtre d’Ashna Bhayraw: «Ses enfants ne manqueront de rien chez nous», dit sa mère

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Anita Samy, la mère d’Ashna Bhayraw, (en médaillon) entourée ici de ses trois petits-enfants

Anita Samy, la mère d’Ashna Bhayraw, (en médaillon) entourée ici de ses trois petits-enfants

Elle ne verra pas grandir ses enfants. Ashna Bhayraw, 28 ans, a été sauvagement tuée à coups de couteau par son mari, mercredi. Alors que son époux est sous les verrous, la famille de la jeune femme a décidé de prendre en charge ses petits…

«C’est dans le malheur que la famille s’unit… Les enfants d’Ashna ne manqueront de rien sous notre toit», affirme résolument Anita Samy, la mère d’Ashna. La jeune maman partie trop tôt, qui était une femme battue, laisse derrière elle un fils de neuf ans et deux filles âgées de deux ans et demi et de cinq mois…

Parce que la vie continue, Anita Samy s’est déjà rendue au ministère de l’Éducation pour entamer des démarches afin que son petit-fils soit transféré à l’école du gouvernement de Montagne-Longue. Elle s’est également rendue en cour afin d’enclencher les procédures pour adopter ses trois petits-enfants et a contacté le ministère de la Sécurité sociale pour qu’ils puissent recevoir une allocation.

Anita ne conçoit pas l’idée de donner ses «bébés» en adoption à un étranger. «Ils sont encore trop petits pour comprendre ce qui leur arrive. Ma fille a eu une grossesse difficile avant de mettre au monde la benjamine. Elle se rendait presque tous les mois à l’hôpital où elle était admise à chaque fois pendant quelques jours. Elle demandait au personnel soignant de lui enlever la perfusion afin qu’elle puisse rentrer pour prendre soin de ses deux autres enfants…»

Seeven Samy, le frère d’Ashna Bhayraw, ne veut pas non plus que son neveu et ses nièces grandissent sans l’amour d’une famille. «Il se marie très prochainement et m’a maintes fois recommandé de ne pas abandonner les enfants. Il prendra soin d’eux comme s’ils étaient les siens», souligne Anita.

Elle est fermement décidée à faire de son mieux afin que les petits grandissent dans un environnement sain et harmonieux. «Ma future belle-fille me donnera aussi un coup de main, elle est toujours prête à prendre soin d’eux.»

Au même moment, la cadette d’Ashna fait son apparition dans le salon. «Mama mama», crie la petite, en appelant Anita. «Ou trouvé, nani li pa konn dir, mé mama…»

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