Baie-du-Cap-Bel Ombre: des villages dans l’ombre          

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Pour Julien Bergicourt, les hôtels des environs recrutent peu de jeunes villageois.

Pour Julien Bergicourt, les hôtels des environs recrutent peu de jeunes villageois.

Julien Bergicourt, travailleur social de la région, tire la sonnette d’alarme. Pour lui, l’érosion des plages est un phénomène à prendre très au sérieux sur la côte Sud.

«L’érosion à Baie-du-Cap s’opère à vu d’oeil. On peut se rendre compte que la plage disparaît. La montée des eaux et les houles de ces dernières semaines n’ont fait que contribuer à ce phénomène.»

Si notre interlocuteur admet que c’est un processus naturel, il est aussi d’avis qu’il faut prendre des mesures adéquates afin de préserver ce qu’il reste des plages.

Pour Marcesse Perle, présidente du conseil de village de Baie-du-Cap, «la situation empire avec le temps». Elle propose des constructions d’ouvrages solides comme solution à ce problème.

Conséquence de l’érosion, la mer inonde de temps à autre la route principale de Baie-du-Cap. «Lorsqu’il y a des houles pendant le mauvais temps, la route est inondée et il n’y a pas vraiment  moyen de la dégager car il faut impérativement attendre que l’eau de mer se retire», fait part Julien Bergicourt.

Ce dernier tient aussi à déplorer le manque d’infrastructures récréatives et sportives dans les deux villages de Baie-du-Cap et Bel-Ombre. Chose qui serait néfaste aux jeunes de la région, car «les fléaux ne manquent pas de nos jours».

Il y a tout de même un point positif : un parcours de santé qui était laissé à l’abandon à Bel-Ombre a tout récemment été remis en état après la publication d’un article dans les colonnes de l’express.

Une autre situation qui complique la tâche des habitants : le manque d’emplois. «Environ 80 % des jeunes de cette  région n’ont aucun emploi», soutient le travailleur social.

Pourtant, les employeurs ne semblent pas manquer. «Ces deux villages sont des zones à forte affluence touristique et ils comptent plusieurs hôtels», souligne Julien Bergicourt. Malheureusement, les hôtels ne recruteraient «pas suffisamment» dans la région.

De plus, il nous revient qu’à une époque les gens alentour vivaient de l’industrie de la canne qui n’est, aujourd’hui, plus aussi profitable.

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