Barrages enlevés à Pomponette: «S’il le faut, nous recommencerons»

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Des membres d’AKNL, de Rezistans ek Alternativ, de CARES et de la General Workers Federation étaient face à la presse, ce mercredi 2 mai.

Des membres d’AKNL, de Rezistans ek Alternativ, de CARES et de la General Workers Federation étaient face à la presse, ce mercredi 2 mai.

«Pa krwar pou kapav fer nou rékilé.» Parce qu’il n’est pas question pour les membres d’Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL), de Rezistans ek Alternativ, de la General Workers Federation et de CARES de faire marche arrière. Au contraire, «le combat va s’intensifier. Zot pa koné ziska kot sa nou kapav alé. Nou konba péna limit». C’est ce qu’a fait comprendre le regroupement face à la presse, ce mercredi 2 mai.

«Le combat va s’intensifier. Zot pa koné ziska kot sa nou kapav alé. Nou konba péna limit.»

Plusieurs activistes, dont Yan Hookoomsing, sont actuellement interrogés au poste de police de Chemin-Grenier. Hier, mardi 1er mai, ils ont enlevé les barrages installés par le promoteur Clear Ocean Hotel and Resorts Ltd sur la plage de Pomponette.

«Nous assumons pleinement nos actions», explique Vela Gounden, président du conseil de village de Souillac et membre d’AKNL. D’ailleurs, dit-il, «s’il faut à nouveau faire tomber les barrages à Pomponette, dans l’intérêt de nos enfants et des générations à venir, nous recommencerons !». Et si des mandats d’arrêt doivent être émis, «la police devra arrêter des centaines de personnes».

Vela Gounden confie être conscient qu’il est fort probable qu’il soit lui aussi arrêté. «Cela ne me fait pas peur.» Ce qui a été fait hier, mardi 1er mai, à Pomponette, était «une nécessité», insiste-t-il. Et ce, tant que des «bootlickers sans principes continuent à vendre notre pays sans dignité».

S’inspirant des grands tribuns qui ont lutté pour les travailleurs, à l’instar d’Anjalay Coopen et de Maurice Curé, Vela Gounden soutient qu’ils continueront à se révolter devant l’injustice. «Le gouvernement est en train de brader notre pays.» Ce movement de constestation qui prend de l’ampleur, souligne Vela Gounden, est un «signal fort» non seulement à Pravind Jugnauth mais aussi aux leaders politiques tels que Navin Ramgoolam et Paul Bérenger. «La jeunesse mauricienne est en train de prendre son destin en main.»

«Avant moi, beaucoup d’activistes ont été arrêtés. Ce que j’ai fait hier à Pomponette, je l’ai fait pour la génération à venir. Et j’en suis fier.»

De son côté, Ashok Subron déplore la rupture du dialogue national. Et «quand la pensée unique des riches et des pouvoiristes domine, la population n’a d’autre choix que d’avoir recours à la désobéissance civile». Il rappelle que c’est par centaines que des Mauriciens ont enlevé les barrages à Pomponette, hier. «REA en assume les conséquences.» Et de défier les autorités. «Avant moi, beaucoup d’activistes ont été arrêtés. Ce que j’ai fait hier à Pomponette, je l’ai fait pour la génération à venir. Et j’en suis fier.»

Ashok Subron lance, dans la foulée, un appel au Premier ministre. «Maurice a 333km de côte, mais nous n’avons accès qu’à 45km. Nou pé diman Pravind Jugnauth olié avoy CID, lapolis pou vinn aret nou, al gété komié laplaz resté, kifer zen ankoler, bann fami ankoler.»

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