Barrages enlevés à Pomponette: «Lapolis pou bizin tir 20 000 warrant!» lance Hookoomsing

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Quinze mandats d’arrêt auraient été émis contre les membres d’Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL), de Rezistans ek Alternativ (REA) et de la General Workers Federation. Il leur est reproché d’avoir enlevé les barrages installés par le promoteur Clear Ocean Hotel and Resorts Ltd sur la plage de Pomponette, hier, mardi 1er mai.

Mais pour Yan Hookoomsing, si la police tient vraiment à les arrêter, il leur faudra bien plus que 15 mandats d’arrêt. «Bizin tir 300, 500, 10 000, 20 000 warrant! Met otan dimounn dan prizon, pa pou éna asé plas!» En effet, sur les réseaux sociaux, le mouvement #moncrazbarazpuliberpomponette est viral.

Yan Hookoonsing, Carina Gounden, Kugan Parapen, Stephane Gua et d’autres activistes se sont rendus au poste de police de Chemin-Grenier, ce mercredi 2 mai. Tôt ce matin, affirme Yan Hookoomsing, des éléments de la Criminal Investigation Division étaient postés devant son domicile. Il soutient qu’ils auraient même tenté de l’emmener au poste, alors qu’il n’avait pas d’homme de loi. «Aster lapolis pa pé koné ki pou fer, zot pé pas boul…»

«Nous ne sommes pas des criminels. Les vrais criminels, ce sont ceux qui donnent nos plages à des promoteurs. Les criminels, ce sont ceux qui mettent des barrages sur nos plages alors que leur bail a expiré.»

Pourtant, dit l’activiste d’AKNL, «nous ne sommes pas des criminels. Les vrais criminels, ce sont ceux qui donnent nos plages à des promoteurs. Les criminels, ce sont ceux qui mettent des barrages sur nos plages alors que leur bail a expiré». Selon AKNL, le bail de Clear Ocean Hotel and Resorts Ltd serait arrivé à terme depuis novembre dernier. Sans, pour autant, que les autorités concernées n’agissent.

«Il y avait 400 personnes à Pomponette hier. Les gens en avaient marre des barrages sur la place.» Ce n’était pas un acte de violence gratuite. «Pourtant, ils ont fait appel à la SSU. Ils avaient des fusils, des matraques...»

Au dire de Yan Hookoomsing, «l’heure n’est pas à la répression, mais à la remise en question» de notre politique de développement. Et si le gouvernement s’obstine, lors des prochaines élections générales, «karo kan so plas!». Le combat d’AKNL, poursuit-il, «c’est un combat pour toute l’île Maurice».

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