Déclaration de Pomponette: tout comprendre

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Des activistes ont fait tomber les barrages à Pomponette hier, mardi 1er mai.

Des activistes ont fait tomber les barrages à Pomponette hier, mardi 1er mai.

«La plage, la mer, la terre, la biodiversité, ce sont des biens communs qui doivent être inscrits dans la Constitution.» Et c’est là le combat que mènent le collectif Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL), Rezistans ek Alternativ (REA), la General Workers Federation (GWF) et CARES, à travers la Déclaration de Pomponette. Mais qu’est-ce ?

La Déclaration de Pomponette

  • Nous voulons d’une île Maurice où il fait bon vivre pour tous.
  • Nous voulons d’une île Maurice où les gens peuvent aspirer à une vie plus harmonieuse, qui respecte la nature.
  • Nous voulons d’un pays où les droits de chacun sont garantis dans notre Constitution, en tant que citoyens égaux.
  • Nous voulons plus de respect pour les travailleurs de notre pays, un salaire décent, l’accès aux loisirs de qualité. Plus de justice sociale.
  • Nous voulons d’un pays où les droits de la Nature, «Nature Rights», sont protégés dans la Constitution.
  • Que le littoral, les plages, l’océan qui nous entoure et notre biodiversité soient décrétés comme étant des «Commons» dans notre Constitution.
  • Le gel des projets d’hôtels en prévision, afin de faire la lumière sur des financements de projets obscurs et des permis obtenus dans des conditions «floues».
  • La mise sur pied d’une Coastal land and Tourism Audit Commission afin de revoir le modèle de développement autour du tourisme. Il ne faut plus construire d’hôtels sur nos plages. Que cela soit fait à l’intérieur des terres.
  • L’entrée en vigueur de l’Integrated Coastal Zone Management 
  • Favoriser l’éco-tourisme. Tout le monde doit pouvoir profiter du secteur florissant du tourisme: favorisons davantage les petites entreprises pratiquant le Tourisme chez l’Habitant de qualité. 
  • Une révision des conditions de travail dans l’hôtellerie. 
  • Les voies de recours légales concernant les permis Environment Impact Assessment (EIA) doivent être revues afin de donner plus de possibilités aux citoyens d’intervenir pour la protection de notre environnement et de nos ressources naturelles.

Hier, mardi 1er mai, à Pomponette, les membres d’AKNL, de REA, de la GWF et de CARES se sont réunis à la plage afin de manifester leur opposition à l’accaparement des plages. La Déclaration de Pomponette, soutient Ashok Subron, s’inscrit dans la lignée de la Déclaration de 1938, qui a ouvert la voie à des décennies de lutte afin que les droits des Mauriciens et des travailleurs soient respectés.

Si le rassemblement avait bien commencé, toutefois, en fin d’après-midi, la police a dû être dépêchée sur place lorsque des activistes, suivant «un vote», ont commencé à faire tomber les barrages entourant le projet hôtelier qui sera érigé sur la plage. 

 
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