Priscilla Legris-Grégoire: la fille du «Capitaine» à l’assaut de l’Empire du Milieu

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Priscilla Legris-Grégoire a posé ses valises en Chine en septembre 2016.

Priscilla Legris-Grégoire a posé ses valises en Chine en septembre 2016.

Sa passion, elle a en fait son métier. Marchant dans les pas de son père, le musicien Michel Legris, Priscilla Legris-Gregoire s’est impliquée dans le travail social. Ce choix de vie l’a conduite à Beijing en 2016.

Mariée et mère de quatre enfants, Priscilla Legris-Gregoire confie que la décision de s’installer pour une longue durée à l’étranger n’a pas été facile. «Je suis à Beijing depuis septembre 2016 grace à une bourse d’études du gouvernement chinois en International Masters in Social Work à la China Women’s University.»

Family Welfare and Protection Officer au ministère de l’Égalite du genre, la jeune femme débarque à Beijing en 2015, pour la première fois, pour une formation à court terme. S’ensuit le don de bourses d’études, par le gouvernement chinois, aux fonctionnaires de pays africains évoluant dans le domaine du développement de la femme. «Dès que j’ai vu cette annonce, cela m’a intéressée, surtout que j’avais eu un apercu de ce qu’était la Chine.»

Après un an et demi en Chine, Priscilla Legris-Grégoire dit s’être habituée à la vie ici. Quid de la barrière de la langue ? «Avec la technologie, il n’y a plus vraiment de barrière de la langue. Tout le monde a un smartphone ici et il y a tellement d’applications de traduction disponibles.»

La technologie, pour celle qui vit à Beijing, elle est avant tout pratique. «On s’adapte facilement à la vie ici, presque tous mes achats je les effectue en ligne surtout via ‘Taobao’. Mes paiements au supermarché comme chez le marchand ambulant, je les règle via l’application wechat. Pour le taxi, j’utilise l’application Didi, qui me permet d’avoir un taxi en deux minutes peu importe l’endroit où je me trouve à Beijing, sans même avoir à passer un appel. Ensuite, avec le métro souterrain, c’est facile de se rendre n’importe où sans difficulte.» En résumé, avec un téléphone portable et une carte de métro en poche, rien de plus n’est nécessaire pour circuler à Beijing.

Et que dire de la nourriture en Chine ? Au dire de Priscilla Legris-Grégoire, on en trouve pour tous les goûts. Votre poulet, vous le voulez halal ? Pas difficile à trouver. «Il y a une variété de fruits et de légumes et en plus, il y a des parcs partout pour faire son jogging et se dépenser après un bon repas.» Son plat préféré ? Le «Jianbing», qui est un «street food consistant» et qui lui rappelle quand meme un peu le «dholl puri» mauricien.

De 2016 à 2018, Priscilla Legris-Grégoire a surtout été témoin d’un changement important à Beijing : le ciel bleu.

«La première fois que je suis venue à Beijing, je croyais que le temps était couvert et qu’il allait pleuvoir. J’ai vite compris qu’il s’agissait de la pollution.

Mais maintenant, cela s’est beaucoup amélioré. On peut à nouveau sentir les rayons du soleil.»

Abordons à présent le choc des cultures que ressent tout etranger se rendant en terre inconnue. «J’ai été étonnée quand j’ai voulu essuyer ma table à la cantine après un repas. On m’a fait comprendre que cela ne se fait pas ici car ceux qui travaillent la n’apprécieront pas.

Les gens ici travaillent tout le temps, je me demande quand ils se reposent, certains dorment même sur leur lieu de travail.

Priscilla Legris-Grégoire arrive bientôt à la fin de son aventure et devra rentrer au bercail. Son expérience lui sera d’une grande aide dans le travail de terrain qui l’attend au retour. «Avoir le social dans la peau, ce n’est pas suffisant si vous voulez mettre la main à la pâte. Je l’ai compris quand j’ai entrepris ma licence en Social Work à l’université de Maurice. Je pourrai utiliser les techniques et les approches apprises ici dans mon travail et aussi à ma fondation, le Michel Legris Trust.»

Si deux ans ne suffisent pas pour tout découvrir d’un territoire aussi immense que la Chine, une chose est sûre, les souvenirs et l’expérience acquise sur place lui resteront toujours en mémoire. «J’encouragerai ma famille et mon entourage à se rendre en Chine car nous avons beaucoup à apprendre d’eux. Ils ont pu préserver leurs valeurs tout en misant sur le progrès et l’innovation.»

Laetitia MELIDOR, Beijing (Chine)

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