St Malo: Huit familles au centre social depuis trois mois

Avec le soutien de
Ces familles continuent à vivre dans des conditions précaires au centre social de St Malo.

  Ces familles continuent à vivre dans des conditions précaires au centre social de St Malo.     

Au départ, elles étaient au nombre de dix. Trois mois plus tard, elles sont huit familles qui vivent toujours au centre social de St Malo, à Baie-du-Tombeau, après les grosses averses de janvier. Pour encore combien de temps ? Ces réfugiés ne savent pas. Ce qu’ils savent, c’est que la National Housing Development Company (NHDC) leur a promis une maison.  

En effet, après la grève de la faim de ces familles, en février dernier, la NHDC avait trouvé un terrain d’entente : si elles déposent Rs 20 000 sur un compte de prêt logement de la NHDC, ce qui équivaut à 50 % du budget nécessaire pour bénéficier d’une maison, le reste sera réglé par le gouvernement. Pour le moment, elles attendent toujours et vivent dans des conditions insalubres.  

«Ce n’est pas facile de vivre ici. Au début, on essayait de s’y accommoder. Mais à la longue, cela devient pesant», confie Jean Pasnin. Ce dernier attend toujours que la National Empowerment Foundation (NEF) construise sa maison. Entre-temps, son quotidien, il continue à le partager avec ses autres camarades. «Nous sommes souvent sujets à des moqueries. Les gens nous disent que nous vivons dans une maison en béton alors qu’avant, nous habitions dans une maison en tôle. Mais vous pensez que cela nous fait plaisir d’être ici ? On aurait aimé avoir notre intimité», lâche-t-il.  

Pour ce pêcheur, on ne peut parler de liberté. «Personne n’est libre de bouger à sa guise.» Il fait une parenthèse pour parler des conditions de vie en communauté. «Depuis presque trois mois, les toilettes sont bouchées. Personne n’apporte de solution à ce problème.» Il souligne que les deux familles qui ont cherché un autre endroit pour vivre n’arrivaient plus à vivre dans une telle promiscuité.  

De son côté, Jeymellia Chettiar espère que la situation va s’améliorer. «J’ai un fils d’un an. Avec les conditions dans lesquelles nous vivons, je me retrouve souvent à l’emmener à l’hôpital. » Elle soutient que la situation est difficile. «Nous avons respecté toutes les consignes des employés de la NHDC. Ils nous ont demandé d’ouvrir un compte pour le dépôt. Avec beaucoup d’efforts, nous avons réussi à le faire.» Selon elle, le plus important, c’est savoir comment vivre avec des gens qui ne font pas partie de la famille. 

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires