Pr Pierre Hennebel: «Un suspect ne peut faire l’objet d’aucune torture même s’il est soupçonné des pires actes»

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 (De g. à dr.) Dheerujlall Baramlall Seetulsingh, Chairperson de la National Human Rights Commission, Asha Burrenchobay, PS au ministère de la Justice, et le professeur Ludovic Pierre Hennebel de la faculté de droit d’Aix-Marseille, le 30 avril à Port-Louis. © Doreck Clair

 (De g. à dr.) Dheerujlall Baramlall Seetulsingh, Chairperson de la National Human Rights Commission, Asha Burrenchobay, PS au ministère de la Justice, et le professeur Ludovic Pierre Hennebel de la faculté de droit d’Aix-Marseille, le 30 avril à Port-Louis. © Doreck Clair

«En aucun cas, on ne peut porter atteinte à l’intégrité physique et psychologique d’une personne.» Il est catégorique sur la détention d’un suspect qui se retrouve sous la juridiction d’un commissariat de police. Le professeur Ludovic Pierre Hennebel de la faculté de droit d’Aix-Marseille, France, qui répond à l’express, est d’avis qu’un policier ou une autre autorité n’a aucun droit de torturer un suspect. Il a participé au lancement d’un atelier de travail sur la promotion du respect des droits humains, qui a eu lieu au bureau du Directeur des poursuites publiques à Port-Louis en ce 30 avril.

Commentant des brutalités policières alléguées par des détenus, le professeur Ludovic Pierre Hennebel souligne que la règle est simple. «Même si la personne est suspectée d’être l’auteur des pires crimes, elle ne doit pas être malmenée lorsqu’elle se retrouve entre les mains de l’autorité», dit notre interlocuteur. «Il n’y a pas d’exception à cela.»

Le professeur Ludovic Pierre Hennebel ajoute qu’on ne peut pas non plus exercer une pression psychologique sur le suspect. Par exemple, si un policier menace un suspect de s’en prendre à sa famille s’il ne révèle pas la vérité, c’est une forme de torture. Ludovic Pierre Hennebel soutient dans la foulée qu’une enquête doit être menée pour identifier les personnes responsables, avant de prendre des sanctions administratives ou pénales, selon la loi.

L’Attorney General, Maneesh Gobin, a brillé par son absence lors de ce lancement, étant donné qu’il était pris dans une autre cérémonie. Il a été représenté par la Permanent Secretary affectée au ministère de la Justice, Asha Burrenchobay. «Il y a deux rapports qui devront être soumis d’ici fin août. Il faut également noter qu’il est important de communiquer des informations pour que nous puissions soumettre un rapport.»

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